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Le livre de Francescas 63 av. J.-C. - 13e siècle ap. J.-C.:

 

Carte de L'aquitaine antique au 9e siècle
L'aquitaine antique

Observations étymologiques et générales sur Francescas

Les noms héréditaires furent encore longtemps inconnus dans les campagnes, et les registres de l'état civil, véritables archives de nos familles, ne furent ouverts que dans le XVe siècle.
En 1406, un synode prescrivit aux curés la tenue des registres de baptême, et plus tard, vers 1464, on leur enjoignit de constater les mariage et les décès à dater du mois d'août 1539, époque à laquelle la tenue des registres de l'état civil fut prescrite par l'ordonnance de Villers-Cottrets.
Alors, mais alors seulement, les naissances, les mariages, et les décès devaient être enregistrés :
chacun en naissant reçut le nom de son père, et porta ce nom tracé sur sa tombe.
Pour éviter toute confusion, les Etats généraux de 1614 exigèrent que tous les gentilshommes signent dans les actes leurs noms de famille et non ceux de leurs seigneuries.

Francescas n'est pas une ville franche, car ces villes n'étaient fondé seulement entre 1222 et 1373 dans le sud-ouest de la France.

Le nom vient pas des franciscains, car François d'Assise (San Francesco d'Assisi, né Giovanni di Pietro Bernardone) n'a fondé son ordre que vers 1210. Pourtant, Francescas éxistaient au moins déjà vers 977.
On l’appela François, suivant en ce la coûtume des anciens Toscans, qui appelaient les François Francescos, & toutes les choses qui venaient de France, Francescas: même un Historien dit, que Charles le Chauve entrant au Concile de Pontyone, êtoit vêtu à la Françoise (La vie de S. Francois d’Assise - Patriarche des Frères mineurs par le père Jacques d’Autun, Prédicateur Capucin 1681)

Francisca (ou francesca) trouve sa source à l'époque des mérovingiens (IVe et VIIIe siècle), un peuple des francs saliens, un nom également très repondu sous le reigne de Charlemagne (768–814), empereur des Francs. Le mot "Francs" est à la base de Francescas, Franciscano en latin.
Franciscano (de — ), Francisca*, Francescas (Franciscano - venant des Francs)
Francescas est un territoire franc ('escas' correspond en gros à hectare) - donc terre des Francs. (Michel Gardère)
(Rôles gascons, transcrits et publiés par Francisque-Michel: 1290-1307- Francisque Michel, Charles Bémont - 1906)
Francescas, cant. L.-et-G. (de Franciscano, 1163): nom d'homme germ. Franciscus et suff. -anum
(Dictionnaire étymologique des noms et lieux A. Dauzat et Ch. Rostaing, Paris 1963)
à Francescas et à Franciscat, Francisca, s. net. villars, court ou autre "village francisque ou des Francs".
( L. Massip, Toponymie agenaise, R.Ag. 1927)

On peut donc conclure, que Francescas est une création sous l'influance des Francs entre 531 et 614

Bastide ou Bourg?

Vers 1970-1980 la mairie a su faire classée Francescas comme bastide circulaire anglaise fondé par les Plantagenêts.. Mais cette décision n'a pas tenue compte des faits historiques.
Est-ce que Francescas est vraiment une bastide? L'historien Félix de Verneilh définit les bastides comme : «... des villes neuves bâties tout d'un coup, en une seule fois, sous l'empire d'une seule volonté ...». C'est seulement à partir de 1229 environ que le terme prend le sens de ville neuve - bastida sive population.
Visiblement ce n'est pas le cas de Francescas, qui est documenté déjà en 1163 comme seigneurie. Une bastide n'est pas une transformation d'une ville existante en bastide, mais une création neuve.

Cette ville à raison de sa configuration nous paraît antérieure à la fondation de diverses bastides qui s’élevèrent dans l’Agenais aux XIIe et XIIIe siècles.
(Dictionnaire géographique, historique et archéologique de l’arrondissement de Nérac-Jean-François Samazeuilh 1851)

Dans les archives du Lot-et-Garonne, Francescas est mentionné comme bourg!
( Archives de Lot et Garonne - Francescas - N.M.D.P.M. 1863 - 1872 des années 1863-1872 page 79 et 81et bien d'autres)

Alors, Francescas plutôt un bourg prieural ou un bourg ecclésiastique? Selon la Revue de l'Agenais, Volume 135, Numéros 1 à 4, c'est le cas. Aussi dans les lettres-patentes d'Edward Ier roi d'Angleterre Francescas n'est pas désigné comme bastide. Même dans le livre des jurade, Francescas n'est cité que comme ville et bourg, jamais comme bastide. Francescas éxistait bien avant le création des bastides et au XI siècle un prieuré existait dans ce bourg.
Francescas est sans doute un bourg prieuré millénaire
!

L'histoire de Francescas ( Francesquas, Francestams, Françescas) du 1e siècle avant J.-C. au 14e siècle

56 av. J.-C.:P. Crassus et sa troupe, cantonnnés chez les Andes... ont dû, venant de l'Anjou, franchir la Loire au sud d’Angers et passant par Segora (Saint-Clémentin) et Ensio (Saint-Jouin), gagner Poitiers6, puis descendre droit au sud vers Périgueux... et Agen... ou Moissac... L’utilisation de cet itinéraire correspond à l’appui fourni par les Pictones et les Santones... et P. Crassus en route a dû surveiller leur bonne volonté... En descendant vers Agen ou Moissac, P. Crassus protégea la venue des équipes de rameurs, des marins et des gubernatores appelés depuis la Province, cf. (III) 9,1 et qui n’ont pas dû perdre leur temps à un périple de l’Espagne ; par cette même route, de Toulouse à Agen, il fait venir ses renforts de la Provincia”7. Ensuite, pour entrer dans le territoire des Sotiates, Crassus “qui avait attendu en concentrant ses renforts dans un territoire voisin, par exemple vers Astaffort, accomplit sans doute une étape qui lui fait franchir la frontière et le conduit, une vingtaine de kilomètres à l’ouest, vers Francescas ou Fieux ( ?)”8. (P. Crassum... in Aquitaniam proficisci iubet : les chemins de Crassus en 56 avant Jésus-Christ) L’Empire romain et les sociétés provinciales | Jean-Pierre Bost

Crassus en route vers Francescas
Crassus en route vers Francescas

63 av. J.-C. - 14 ap. J.-C.: Le pays des Sotiates aurait été bien exigu, s'il n'eût compris que l'Ouest du canton de Mézin et les parties voisines de ceux de Casteljaloux et de Gabarret, comme il résulterait des limites respectives des évêchés d'Auch et de Condom. Mais il est probable qu'il fut l'une des victimes des atteintes que l'organisation d'Auguste se plut à porter à la constitution ethnographique des Gaules. Tandis que la partie méridionale du pays fut attribuée aux Auscii, d'où elle passa aux Elusates, le Nord, avec les cantons de Damazan, Lavardac, Nérac et Francescas, fut donné aux Nitiobriges, puis à l'évêché de Gondom. — (L'Aquitaine primitive par A. Castaing)

Il y avait un site à tegulae, une tuilerie romaine, (An 52 av. J.-C. - an 412) entre Francescas et Naton à 1.5km sur la D 112 de Francescas, (Fond Jerebzoff, Arch. Dép. Lot-et-Garonne 66J6) qui utilisé la route Peyrigno (appellé Tanefreza au Moyen-Age) comme accès de transport. Peyrigno (route romaine) est le nom de la route qui va de Lectoure à Nérac en passant par Ligardes et Francescas. (Contes et Proverbes Populaires- recueillis en Armagnac par M. Jean-François Bladé 1867)
Sous le même nom de Tanefreza, on a même trouvé ledit chemin à l'est vers Francescas.
(Voir J. Clemens, Ténarèze et Peyrigne en Agenais, dans Annals du Midi, 1981, p. 83-87, G. Loubés, Routes de la Gascogne médiévale, dans l'homme et la route en Europe occidentale au Moyen Age et aux temps modernes
(Flaran 2, 1980) Auch 1982, p. 39-40.)

4e siècle au 13e siècle : Le réseau paroissial, qui s'est constitué du 4e au 13e siècle, semble avoir été particulièrement dense dans la canton de Francescas ; (Inventaire général du Patrimoine culturel d'Aquitaine)
Francescas - Comme Mezin elle doit son origine à des bénédictins qui après avoir défriché les terres des environs y fondèrent un monastère. Le monastère fut supprimé pour être réuni à l'évèché de Condom lorsque ce siège fut érigé.
(Annuaire ou description statistique du Département de Lot-et-Garonne 1801)
A Francescas, un monastère de l'ordre des bénédictains était au centre des premières habitations. Au lieu dit 'Chartreux' à Francescas?(Fernand Lamy, Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, Société des sciences, lettres et arts d'Agen, Société académique d'Agen)

Francescas - sites defensifs et sites fortifiés au Moyen Age à Baqué - le castrum de Francescas
Motte avec basse-cour à Baqué (motte basse-cour) - Initialement, la basse-cour ou bayle, belle, baile, du latin bacula (palissade), était la zone enceinte par une fortification castrale ou cette enceinte elle-même. Les premiers châteaux forts médiévaux étaient constitués sur le modèle « motte et basse cour » ou motte castrale. Il y avait donc une fortification à Francescas.

Les premières mottes sont apparues au IXe siècle.
La motte féodale comprenait :
– la butte de terre également appelée motte
– les fossés
– la basse-cour *
- la tour de bois ou donjon.

Réf: Marcadal Y., Tumuli et refuges du Néracais, Revue de Nérac, 2ème année, n° 7. - Fabre G., Les civilisations protohistoriques de l'Aquitaine, 1952, éd. Picard, p. Cl. - Die/. archéol. Gaule, I, p. 414. (1841) - Sites défensifs et sites fortifiés au Moyen Age entre Loire et Pyrénées; Actes du premier colloque Aquitania, Limoges, 20-22 mai 1987

motte castrale basse-cours à Baqué
Reconstitution hypothétique de la motte basse cours à Baqué - Francescas

Une hache en bronze à bords droits avec deux anneaux. (Bulletin archéologique de Tarn-et-Garonne,II, p. 11.)

Dans le Bulletin de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne (t. II, 1872, pp. 9-13, 1 pi.), A. Magen signalait « une hache de bronze trouvée à Francescas (Lot-et-Garonne) ».
Son poids est de 1 kg 960. Ne mesurant pas moins de 295 mm de long, elle en pesait 2 kg à l'origine. Sa forme générale rappelle celle du type que marque la lettre G dans la planche annexée au projet de classification des haches en bronze (Revue archéologique, janvier 1866), et qui provient du même département.
Elle est donc à rebords droits et dépourvue de talon. Mais une particularité la distingue, particularité que n'a d'ailleurs aucun des types figurés par les soins de là Commission topographic des Gaules : c'est l'existence d'un anneau sur chacun de ses côtés. On connaît des haches munies d'un anneau unique, encore sont-elles en même temps pourvues d'une douille ou d'ailerons. Mais les haches à deux anneaux (en supposant qu'il y en ait d'autres dans le genre de celle-ci, ce qui est probable) étaient inconnues jusqu'à présent, peu connues tout au moins et certainement fort rares. L'utilité de ce double appendice se déduit, du reste, sans peine de la forme et du poids de l'instrument.
Un manche droit en bois, largement évidé à un bout, pour donner passage à la hache, la prenait en travers à la hauteur des anneaux, et l'embrassait en la dépassant. Mais les rebords, par leur surélévation, créant un vide exclusif de toute solidité entre le manche et l'outil, il est probable qu'on y suppléait au moyen de taquets trapézoïdes entrant dans le creux exactement, mais avec effort. Les pièces étant ainsi disposées, on les fixait aux deux côtés de l'outil par un boulon passé à travers l'anneau et amorçant les deux bras
du manche.

la hache en bronze

Un dessin de cette hache par Mr. Magen, qui l'a découvert

L'instrument décrit ainsi offre les preuves d'un usage fréquent : il n'a pas été une arme de luxe inutile et oisive. Un de ses anneaux est déformé par écrasement. Le rebord, fissuré au-dessus deTautre anneau, est déprimé', mâché sur bien des points.
Enfin, la ligne du tranchant présente des ondulations qui résultent de la flexion du métal sous l'effort de corps plus durs que lui. Il n'y a pas eu, au reste, perte de substance, et il suffirait de quelques coups de marteau pour le rétablir dans sa primitive régularité.


Deux tumulus très-rapprochés à Baqué (DICTIONNAIRE ARCHÉOLOGIQUE - RÉPERTOIRE DES MONUMENTS DITS CELTIQUES)

Monnaie romain du IVe siècle trouvé à FrancescasMonnaie romain du IVe siècle trouvé à Francescas
Une pièce monnaie mérovingienne(560-670)trouvé à Francescas
La monnaie est en très bon état de conservation car il s’agit d’un triens (tiers de sous d’or)
pour l’instant non identifié (recherche en cour)
A/ tête de personnage (Christ ?) + lieu de frappe : ______ELO ( ?)
R/ croix ansée + non du commanditaire de la frappe : -S_E_[…]_R_V ( ?)


977-1059: La frontière méridionale de la cité des Nitiobroges (puis du diocèse d'Agen jusqu'au XIe siècle) aurait donc suivi, d'ouest en est, une ligne panant de la source de l'Avance pour atteindre, par Réaup, Le Fréchou, La Hitte, Francescas, Astaffort, la Garonne vers Auvillars. (Inscriptions latines d'Aquitaine (I.L.A.): Nitiobroges (Auteurs: Brieuc Fages, Louis Maurin)

1013: La seigneurie de Francescas fût donnée à l'abbaye Saint-Pierre de Condom par Hugues de Gascogne, Evêque d'Agen en 1013 , Duc héréditaire de Gascogne. Puisque Condom n'était pas encore érigée en évêché, ce sont en conséquence les abbés, qui sont Seigneurs de Francescas. Il existe donc à cette date une église dans l'aglomération et des terres cultivées, qui en dependent.
Probablement Francescas était, comme bien d'autres habitations, d'abord une sauveté. Fonder une sauveté, c'était, pour le ou les seigneurs fondateurs, délimiter le territoire protégé et attribuer au nombre prévu de colons auntant de parcelle, les casals, égaux en superficie, où édifier leirs maisons, avec une terre arable, chargée d'un agrier, pour une redevance en natur. Aussi l'église garantit la protection, par la croix, de ses propres habitants et le droit d'asile pour les passants, même bandits. Le refuge représenté par la sauveté fut intouchable. La plupart des sauvetés ont vu le jour entre environ 1020 et 1150.

1014 et 1076: Est alius alaudus Sanctae Mariae de Franciscano dictus, et dominio nostro subditus cum omnibus appendiciis suis.
(Traduction:Il y a un autre déclaré, habituellement appelé Notre Dame de Francescas, notre sujet avec tous les accessoires)
Bulle de Grégoire VII, fulminée de Saint-Jean de Latran, qui confirme la réédification de l'abbaye de Saint-Pierre de Condom, oeuvre de HUGUE évêque d'Agen, et les dotations allodiales, sises au pays de Lomagne et de Condomois, dont le prélat et son père GOMBAUD l'avaient pourvue. Le pape constate que les domaines concédés avaient été détachés du patrimoine de Hugues, comme il appert de la charte incorporée dans le diplôme pontifical et dans laquelle Hugues atteste avoir eu pour auteur (genitor) Gombaud, et pour oncles les deux ducs SANCHE et GUILLAUME-SANCHE-(Documents historiques sur la maison De Galard supplément , origine et généalogie par J. Noulens - tome quatrième, première partie 1876)

1100-1200: L'archidiaconé de Bruilhois comprenait aux XIIe et XIIIe siècles outre la vicomte de Bruilhois les villes ou bourgs d' Auvillars, Dunes, Sistels Astafort, Barbonvielle, La Montjoie, Francescas, Ligardes, La Roumieu, Caussens, Béraut, Cassaigne, Condom, La Ressingle, Montréal, Fourcès, Sainte Maure, Saint Pé, Saint Simon, Sos, Gueyze, Meylan, Saint Pau, Réaup, Boussès, Durance, Saint Julien, Ambrus, Xaintrailles, Thouars, Feugarolles, Bruch, Lavardac, Nérac, Mézin etc. (Congrès scientifique de France - 1862)

En 1163, la donation ci-dessous est confirmée par une bulle du Pape Alexandre III en ces termes: "Alexander episcopus servus servorum Dei dilectis filiis Garsiae abbati monasterii dicti Petri situm sic in loco qui dicitur tlon domusetejusfratribus tàmpraesentibusquam futuris regula remyitam professis Quotièsillud à nobis petitur quod religioni ct honestati convenire dignoscitur animo nos decet libenti concedere Quapropter dilecti vestris justis postulationibus clementer annui muset prafatum monas terium in quo divino mancipa ti estis obsequio sub beati Petri et nostra protectione suscipimus et praesentis seripti privilegio communivimus statucntes ut quascumque possessiones quaecumquc bona idem monasterium in praesentiarum juste ct canonicè possidet aut in futurum justis moJis praästante dominó poterit adipisci firma vobis vestrisque successor i bus et illibata permaneant in quibus propriis duximus exprimenda vocabulis ex dono Hugonis quondam Aginnensis episcopi quidquid in pago Leumanisc ex jure patrimonii sui vobis contulit videlicet ecclesiam dicti Petri et locum qui dici tur Oondomus cum omnibus suis appenditiis .....ecclesiam quoque de Golard cum appenditiis suis ......ecclesiam sarïcti Sigismundi et villam cum omnibus .....ecclesiam de Coyssed ecclesiam dictae Mariae de CassaneA et villam cum ....ecclesiam de Bornacocum .....ecclesiam sanetae Rufina de Gelebat cum ......ecclesiam de Marsano cum ......ecclesiam de Marcar y et villam quae appellatur Serra cum...... ecclesiam de Sendet cum ......ecclesiam de Pujol cum .....ecclesiam de Calsdrot et villam cum omnibus pertinentiis suis .....ecclesiam de Neraco et villam cum appenditiis suis ....ecclesiam de Lauset cum .....ecclesiam de Molas cum .......ecclesiam de Brus cum ......ecclesiam de Franciscano et villam cum (l'église et ville de Francescas) ......ecclesiam Salvitatis et villam cum .....ecclesiam de Nadesna cum .......ecclesiam de Stasvilla cum ......ecclesiam de Malavat cum appenditiis suis et villam quae appellatur Jauvilla cum ......ecclesiam de Lagarda in Fezensiaco et ecclesiam Villaenovae ecclesiam sancti Gorgoril ecclesiam sanctae Geletae juxtà castrum Pa ni iНаui terram quae vocatur Caladetum et terram Bilote ecclesiam de Cap tessa et villam cum."(Cette bulle qui limite et confirme les possessions de l'abbaye deCondom, au XIIe siècle, il est question de l'église du GOALARD)

1211: il y avait un prieur à Francescas et par conséquence un monastère. Au lieu-dit 'Chartreux' à Francescas, entre la route de Fieux et Ligardes ?
(Histoire de la Seigneurie de Condom et de l'organisation de la justice dans cette ville 1902 par Joseph Gardère)
L' église de Prayssas n'était pourtant pas rattachée à un important prieuré comme à Mézin ou à Francescas ou à une collégiale comme au Mas, du moins il n'y en a aucune trace archivistique. (Revue de l'Agenais, Volume 135,Numéros 1 à 4)
Francescas (Francum Claustrum), autre monastère dont le nom atteste le droit d'asile ;
(Revue de l'Agenais, Volume 1 Fernand Lamy, Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, Société des sciences, lettres et arts d'Agen, Société académique d'Agen)

1214: Rolles de plusieurs anciens bans et arrièrebans

Anno Domini 1214. 6. Kalend. Augusti

Bellum fuit inter Dominum Regem, & Regem Othonem, & Fandrensem & Haopnensem, inter Bovinas & Tornacum, juxta Abbatiam que dicitur Cyson, & devietas fuit Dominus Otho quondam Imperator Alemannie depositus enim jam fuerat à Domino Papa, & ab Archiepiscopis & Episcopits & aliis Baronibus Alemannie, & cum eo capti fuerunt Cornes Flandrensis, Comes Balonie, Comes Salesberiensis & multi alii Barones & Milites.
Traduction: En 1214 l'empéreur Otton IV de l'Allemagne (souverains de Francie orientale, de Germanie et du Saint-Empire), déjà excommunié, perd la bataille de Bouvines contre son rival Frédéric II de Hohenstauffen, et soumets les abbayes, les archidiaconés, les châteaux, villes et hommes cité-dessous au Pape (Innocent III).
Archiepiscopi (archevêché) & Episcopi (évêché )Regni Francie.
Lugdunensis, Bituricensis, Remensis, Turonensis, Senonensis, Rothomagensis, Burdegalensis (Bordeaux), Axenensis, Narbonensis(Narbonne).
Podiensis, Masticonensis, Claromontensis, Cabilonensis, Lingonensis, Eduensis, Mivernensis, Trecensis, Antisiodorensis, Aurelianensis, Carnotensis, Parisiensis, Meldensis, Suessionensis, Noviomensis, Laudunensis, Catalaunensis, Silvanectensis, Belvacensis, Ambianensis, Attrebatensis, Morinensis, Tornacensis. Ébroicensis, Lexoviensis, Bajocensis, Abrincensis, Constanciensis, Sagiensis. Redonensis, Nannetensis, Venetensis, Corisopitensis, Leonensis, Trecorensis, Briocensis, Machovensis, Dolensis, Andegaversis, Cenomanensis. Piétaviensis, Lemovicensis, Petragorensis, Biterensis, Eailnensis, Angolismensis, Cardurciensis, Porteclusa, Xantonensis, Tholosenensisn Mimatensis, Nemauzensis, Agatensis, Agenensis (Agen), Albiensis, Convenarum, quod dicitur Comingia; Magalonensis, Lodomensis, Baoniensis, Bisaciensis, Ulicensis, Ruthiemsis, Carcasonensis (Carcasonne).
Les Hommes des Chastiaus & Villes & autres lieus cy-dessous escrits de outre Garonne, & des appartenances sont tenus à faire Ost.
Les hommes de Francescas & appartenances.
(Traité de la noblesse et de toutes les differentes especes par Gilles A. de La Roque de la Lontière 1774)

La France en 1223

 

En 1226, de grosses réparations sont éffectuées à l'église par les abbés de Condom.

Geraud de Lomagne, Seigneur de Fimarcon, eut de sa femme vers 1205 Seguis de Lomagne, allié à Centule de Bigorre, comte d'Astarac, auquelRaymond VII, comte de Toulouse, inféoda le 3 septembre 1230, tous ses droits de propriété et de seigneurie sur les châteaux de Saint-Orens, de Caussens, de Béraut, de Francescas et de Caulazon, et sur la terre de Fimarcon, sauf l'hommage que Guillaume Astanove était obligé de lui faire, pour ce qu'il tenait de lui dans le pays de Fimarcon, et, par le même acte, Centule en fit hommage au comte".

Comment Raymond VII a obtenu une partie de la seigneurie de Francescas?
Pendant la guerre des Albigeois Condom occupé d'abord par Simon de Montfort fut ensuite repris par Raymond le jeune Raymond VII. En 1224 Condom, Agen, Marmande et le Port de Sainte Marie conclurent une association fédérative dont la principale clause était que toutes les villes unies devaient porter secours à celle d'entre elles quf serait attaquée. Cette coalition des villes de l'Agenais eut lieu à l'instigation du comte de Toulouse qui craignant sans doute d'avoir donné aux évêques trop de puissance, voulut par ce moyen diminuer leur autorité en leur enlevant le droit de convoquer les communes. En 1226 Raymond VII ayant été contraint de faire la paix avec Saint Louis conserva par ce traité quelques localités du diocèse d'Agen au nombre desquelles se trouvait Condom.

1230 : Hommage de Centulle I comte d’Astarac à Raymond VII comte de Toulouse, à  Verdun, pour les castra de Saint-Orens, de aussens, de Béraut, de Francescas, pour le Caulason, ainsi que pour les possessions en Fimarcon, en 1230. Daignan du Sendat, L. 1730-1760)
Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique du diocèse d’Auch, tome 1, Ms 70 (84), Bibliothèque Municipale d’Auch. De Vic, C. Dom, Vaissète, J. Dom (1842)

1238: Moncasius de Galard, abbé de Condom, en 1244, ainsi qu'il se justifie par la fondation de la commanderie d'Abrin faite par Not. de Loumagne, seigneur de Fimarcon. In mss. obituum, fol. 19, il est dict : sepultus est prope pedes dni Montazini, abbatis, et fol. 32 est couché : 13 Kal. octobris obiit dns Montazinus de Galart, abbas hujus ecclesiae,qui est sepultus in prato citra ecclesiam B. Mariae, xxs Morl.
Il y a un accord fait entre l'abbé de Condom et habitants par le faict de plusieurs différans, terminés à l'amiable par la médiation de l'évêque d'Albi, apud Consolentum an 1238 in vigilia maii, porte que le dit abbé et couvent firent confirmer la sentence par le pape Innocent. Lad. bulle est escrite au li. mst. du chapitre où sont certains statuts de pierre faicts sous Pierre, évêque de Condom. «Datum Lugdun. nov. aug. pontificatus nrianno tertio.»
où il y a plusieurs beaux droits à l'avantage de l'abbé dans lesquels il fut maintenu. Le nom pourtant de l'abbé n'y est point escrit. Il y a ensuite une bulle du même Innocent portant deffenses, sous peine d'interdiction, aux habitants de Condom de mettre en main morte, entre les mains des templiers ou religieux hospitaliers, les biens qu'ils possèdent, mouvans de la directe du dit couvent.
Donnée à Latran, le 6 des nones de mars, an 12 du pontificat. Autre sur le mesme subjet pour les biens qui estoient dans Francescas, Laressingle et Cassagne. Donnée à Lyon par le mesme Innocent 4. « nov. septem. pontificat, an. tertio.

1243: C'est dans le courant de la même année que Raymond VII de Toulouse donna au comte de Centulle d'Astarac les biens qui lui appartenaient dans Saint-Orens, Caussens, Béraut, Caulasou et Francescas, localités dans lesquelles l'abbaye de Condom possédait aussi des domaines considérables.(Revue de Gascogne 1880)

1254: Plusieurs bulles d'Innocent IV, notamment, celle du 6 mars 1254, défendirent aux Condomois de vendre, en mainmorte, aux Templiers ou religieux hospitaliers, leurs biens relevant de l'abbaye, non-seulement dans la ville de Condom, mais encore dans les lieux de Larressingle, Cassagne, Françescas et autres.

En 1264, on trouve la première mention faisant état d'un bailliage à Francescas, mais ce n'est qu'en 1343 que cet acte est attesté

Selon l'abbé Barrère, l'abbé de Condom, Auger d'Anduran, et le roi Eduard Ier, concluent en 1285 un paréage, à la suite duquel des coutumes sont accordées à la ville de Francescas; celle-ci possédait quatre consuls.(Cliquez ici pour découvrir la charte des coutumes de Francescas)

12 novembre 1286: LETTRES PATENTES d'Edward Ier, roi d Angleterre, nommant des commissaires pour recevoir les hommages dans l Agenais et le Condomois. Archives du département: Chambre du Domaine: Hommages. Ce document est transcrit dans le protocole du n° CLXXXII.

Item Guillelmus Raymundi de Pinibus domicellus recognovit se tenere cum partionariis suis a domino Agenesii castrum Montiscrapelli cum jurisdictione honore districtu et pertinentiis ejusdem De pertinenciis cujus castri dixit quod sunt castrum de Fieux Calignac etc illa qua ipse tenet apud Medicinum et apud Francescas et tenetur facere eidem domino Agenesii et praeslare juramenlum fidelitatis ot homagium in muta tione domini et nihilominus unum militem vel doraicellum cum armis equitem sic de exercitu pro medietate castri predicti Montiscrapelli et pro his quae tenet apud Medicinum et pro alia medietate dicti castri Montiscrapelli et de Calignac et de Fieux et de illis quae tenet apud Francescas ipse tenetur facere medietatem unius militis vel domicelli de exercitu et partionarii sui aliam medietatem et hoc quando raandatur et fit exercitus generaliter in Agenesio et pro facto Agenezii per barones milites et alios nobiles juxta foros et consuetudines Agennenses.

Trouvez ici cette lettres dans son intégralité en latin!

Le 14 Novembre 1286 les, chevaliers , et seigneurs cité-dessous reconnaissent tenir du même Roi d'Angleterre toutes les terres et vignes qu'il possède dans la juridiction de Francescas et devoir pour cela un servant d'armes à pied lorsque l'ensemble de l'armée de l'Agenais marche.

- Bertrandus de Somont ( Il excepte de sa reconnaissance au Roi d'Angleterre ce qu'il tient, dans ledit lieu de Francescas, de Messire Guillaume-Raymond de Pins, au nom de Dame Vianne, sa défunte épouse, et le serment de fidélité.)
- Geraldus de Mediraco (Cette famille s'est éteinte dans celle du Bouzet. Le château de Madirac est dans la commune de La Romieu; c'est une belle construction de la fin du XVIe siècle.)
- Arnaldus de Baulenx
- Raymundus de Baulenx
- Gailhardus de Florensano

Le 16 novembre 1286, Gaillard de Florensan, moine, cellérier et procureur ou syndic de l'abbé et du monastère de Condom, reconnaît, en cette qualité de procureur et de syndic, que l'abbé de Condom, au nom dudit monastère, tient en fief noble de l'illustre roi d'Angleterre, toutes ces choses temporelles qu'il a dans la ville de Condom, dans la ville de Nérac, dans le château de La Ressingle et leurs dépendances ; le château de Francescas, sa juridiction, son territoire et leurs dépendances.

Géraud de Madirac chevalier reconnaît le 14 novembre 1286 tenir du même roi d Angleterre seigneur d'Agenais toutes les terres et vignes qu' il possède dans la juridiction de Francescas in honore de Francescas et devoir pour cela un servant d'armée à pied lorsque l'ensemble de l'armée d'Agenais marche (SÉANCES GÉNÉRALES TENUES A AGEN ET A TOULOUSE EN 1874 PAR LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'ARCHÉOLOGIE P0UR LA C0NSERVATl0N ET LA DESCRIPTI0N DES M0NUMENTS; p. 354)

En 1286, Philippe le Bel est Roi de France. Le Syndic de l'Abbeye de Condom reconnait tenir comme fief noble du Roi d'Angleterre Edward I comme Comte d'Agenais "Castrum " de Francescas, Juridictionnem et terrain cum suis pertinentiis", le 16 Novembre 1286.

Avant la fin du XIIIe siècle le pays où est situé Lamontjoie était couvert de bois, retraite de brigands qui commettaient toutes sortes de violences, et exerçaient leurs rapines sur les habitants sans défense.
En 1298, le sénéchal d Agenais, pour mettre un terme à ces exactions, fonda au lieu de Laplaigne sur le théâtre même des excès des malfaiteurs, la bastide de Lamontjoie de Saint Louis, la Montjoya Sancli Ludovici, au nom et dans le domaine du Roi. L'acte de fondation de la commune est confirmé l'année suivante par Philippe le Bel, et vidimé par le juge-mage d'Agen.
D'après la charte de fondation, la juridiction immédiate de Lamontjoie avait pour limites les juridictions de Daubèze , de Montastruc, de Saint Mézard, de Puy-Carrejelard, de Ligardes, de Beaulens, de Bads et de Laplume.
Le ressort de Lamontjoie comprenait tout le fief d'Astafforl en deçà du Gers, les lieux de Goulens, de Pergain, de Manlesche, de Saint-Mézard, Berraque, Saint Martin de Goucines, Ligardes, Francescas, Bads, Goulard, Daubèze, Escalup, Baulens, Montastruc, Bonnefonds, Nomdieu, Pleichac, Brimont, Lartigue, Saint-Vincent, Castrafort, Aubiac, Moncaut, Montagnac, Saumont avec toutes leurs appartenances et dépendances.
Ce titre renferme encore les franchises et coutumes qui devaient assurer l'indépendance et accroître la propriété de la commune. Le bailli représentant l'autorité royale, doit jurer aux habitants d'observer leurs privilèges et de les défendre sans que les consuls soient tenus à aucun serment envers lui. L'hommage et les redevances seigneuriales sont dûs au Roi, seigneur de Lamontjoie.
(Receuil des Travaux de la Société d'Agriculture Science et Arts d'Agen; Tome IX - 1858-1859)

1294-1318
Les villes d'Aquitaine

L'essor des villes d'Aquitaine au XIIIe siècle, et plus particulièrement des petites villes liées à la « frontière », est maintenant tout à fait évident, grâce aux travaux de Ch. M. Higounet, de même que le rôle des rois d'Angleterre, fondateurs de bastides. Mais, entre la grande période de création des bastides et les débuts de la guerre de Cent Ans, qui met un point final au mouvement, une étape particulière a été franchie, celle que les documents anglais appellent volontiers la « Grande souffrance » où, de 1294 à 1303, les officiers du roi de France occupant le pays ont volontiers distribué des privilèges pour s'assurer des fidélités.
Lors de son retour en 1303, l'administration anglaise n'a plus d'archives organisées et cette situation dure encore en 1317, lorsque le conseil de Gascogne réclame à la Garderobe d'Edouard II copie des originaux signalés par le mémorandum de Richard Burton °1. Cette incertitude des officiers du roiduc semble bien avoir été mise à profit par les villes pour réclamer « confirmation » de leurs chartes de privilèges, dont souvent elles n'étaient pas en mesure de fournir les originaux. Ainsi, pendant une vingtaine d'années, demandes et réponses se succèdent ou se répètent, permettant d'entrevoir quelques grandes lignes de la politique des villes et de leurs rapports avec le roi d'Angleterre.
°1: petitionis liberate consilio domini regis apud Westmonasterium mense julii anno decimoper magistrum Willelmum de Casis ex parte consilii dicti domini regis in Vasconia); il se trouve partiellement inclus dans le memorandum d'Elias Joneston, non daté et publié par G.-P. Cuttino, A memorandum book of Elias Joneston dans Speculum 17, 1942, p. 74-85, qui le date de 1315.

Les villes, anciennes ou nouvelles, font dans leurs pétitions des demandes semblables, manifestant les mêmes ambitions. Leurs lettres sollicitent le plus souvent des avantages particuliers, mais, à l'occasion aussi, elles se regroupent géographiquement, comme ce fut le cas, par exemple, pour les bastides du comté de Gaure °3, ou encore pour Agen et les autres villes de son diocèse.
°3: 3. SC 8/274, n° 13663, petit rôle donnant successivement les pétitions de Francescas, La Salvetat, Réjaumont, Sempuy

La juridiction « royale » des villes...

Jamais une ville ne demande pour elle un droit de justice sur d'autres que ses propres bourgeois. De même les consuls
de Monflanquin qui veulent que leurs bourgeois soient jugés dans leur ville en première instance ou ceux de Beaumont qui disent ne pouvoir être jugés hors de la ville, sauf pour meurtre. La justice, droit régalien par excellence, est normalement exercée par le bayle au nom du roi, et les consuls ou jurats doivent limiter leur action à l'intérieur de leur ville et à leurs bourgeois. Et cependant, au début du XIVe siècle, beaucoup de petites bourgades vont réussir à étendre leur juridiction sur des paroisses plus ou moins nombreuses.

Francescas se dit entourée de nobles puissants qui cherchent à reprendre les droits du roi. Les consuls revendiquent l'exercice de la justice sur quatre paroisses où Sansanier de Pins et Géraud Trenqueléon ont érigé des fourches °24, tout comme l'a fait Bertrand de Galard à Galard dont Francescas assure avoir la juridiction, ainsi qu'à Autièges que les seigneurs de Saumont contrôlaient.
°24: 24. ? 61/33 m. 15 du 8 novembre 1319 : Saint-Cirice, cne Moncrabeau, Graouilla (Graolhar) cne Lasserre (La Serre); Saint-Pierre de Fieux : communes Lot-et-Gar. A. Nérac C. Francescas.

Le développement des scribanies

Cette extension du ressort de certaines villes apparaît nettement dans les années 1310-1320 sous une forme financière par le changement qui s'opère dans les scribanies. En effet, sous Edouard Ier, chaque bayle ou prévôt avait près de lui un scribe ou greffier, pour tenir les livres de sa cour de justice.En principe, l'ordonnance de Condom de 1289 faisait obligation de choisir un notaire public mais les bayles semblent, du moins en Agenais, avoir confié le greffe à qui ils voulaient67. Avec le règne d'Edouard II, peu à peu, certaines de ces scribanies cessent d'être données par les bayles et c'est le roi, ou le sénéchal mais avec confirmation royale, qui les donne à des personnes de son choix
(°68: Vianne avec Balendreau et Francescas en 1308 : R.G., n° 95 et ? 81/59, n° 166 )

Les conséquences : les délimitations exigées par les voisins
Les seigneurs justiciers durent se rendre à l'évidence : il leur était très difficile d'étendre et même de faire respecter leurs droits, constamment usurpés par les villes et surtout les bastides, même lorsque le paréage de fondation leur laissait la moitié de la juridiction. Si bien qu'au début du XIVe siècle, lorsque se fondent les dernières bastides, les seigneurs préfèrent abandonner leurs droits et demander des compensations.

Le privilège d'immédiateté

Devant le risque de perdre des avantages acquis par coutume plus que par privilège réellement octroyé, les villes demandèrent à voir reconnaître leur immédiateté. Ce privilège était généralement inscrit dans les chartes de fondation des bastides. Mais bientôt, toutes les villes en réclament et obtiennent confirmation : Bordeaux en mai 1316 119, Saint-Macaire et huit bastides des confins de l'Agenais et du Périgord en juin de la même année, Bayonne et Laparade en mai 1317 .

Le mouvement s'accélère en janvier123 puis mars et avril °124 1318, quand Edouard II reconnaît ce droit « de n'être jamais mis hors de la main du roi » à cinquante-huit, puis quarante-cinq villes, un grand nombre d'entre elles étant nommées dans deux lettres patentes.
°124: Le 28 avril 1318 (C 61/33 m. 1 1) : Vianne, Marmande, Villeneuve, Castillonnès, Penne, Miramont, Sainte-Foy, Grateloup, Condom, Fleurance, Lamothe Goas, La Romieu, Francescas, Boulogne, Castelsagrat, Monflanquin, Valence, Montjoi, Grandcastel (= Puymirol), Castelnaud, Saint-Pastour, Hautesvignes, Castelsenhor (= Laparade), Réjaumont, Sempuy, Sauvetat, Vianne (sic), Francheville (= Villefranche-du-Queyran), Castelcomtaux (= Damazan), La Sauvetat de Savères, Monflanquin (sic), Monclar, Nicole, Aiguillon et Saint-Edouard, Port-Sainte-Marie, Montréal, Mezin, Lamontjoie, Castet-Amouroux, Saint-Julien-de-Colorbisse.

Veuillez-trouver le récit des villages s'aquitaine complet ici