La commune Calignac

Mairie
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Le Bourg 47600 CALIGNAC

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l'église de Calignac

Son histoire

Le village de Calignac, construit sur le calcaire gris comme le Saumont, est comme lui chef-lieu d'une commune du canton de Nérac. Les deux villages sont séparés par la vallée du grand Auvignon.
Nous savons que la dime de la paroisse Saint-Etienne de Calignac fut donnée à l'évêque
d'Agen par nobles hommes Bernard Trencaléon et Géraud Trencaléon de Lomagne, agissant du consentement de leur père, noble homme messire Odon de Lomagne, chevalier, seigneur de Fimarcon.
La seigneurie de Calignac était probablement divisée entre plusieurs coseigneurs, puisqu'on trouve des membres des maisons de Lomagne, de Filartigue , d'Autièges et de Pins, qualifiés seigneurs de Calignac durant les mêmes siècles.

La famille de Piis ou Pins, Lot-et-Garonne, était puissante dans l'Agenais aux XIIIe et xIVe siècles. Arnaud de Pins fut évêque de Bazas, de 1220 à 1226; Guillaume de Pins occupa le même siège de 1266 à 1270. (~M. Christ., I, 1199-1200).
Ils paraissent sur nombre de chartes comme pleiges, arbitres ou témoins dans des affaires qui intéressent les rois de France et d'Angleterre.
Languedoc (VI, 473, 485), l'histoire de Gascogne,par Monlezun,les nomment souvent. Ils possédaient les seigneuries de Taillebourg, Monheurt, Moncrabeau, Caumont, Calignac
et autres, qui sont dans les arrondissements de Marmande et de Nérac.

Le 16 novembre 1286, Vital de Filartigue reconnaît tenir du seigneur d'Agenais toute cette chevalerie ou fief de chevalier qui est à Calignac, Coutures, Carbussan, Cadeilhan, Caritholan et Ozeilhan.
(Vitalis de Filartiga recognovit se tenere à domino Agenezii totam illam cavalariam quae est apud Calignac, et apud Colluras, Carbussan, Cadeilhan et Ozeilhan), pour lequel il dit devoir au seigneur d'Agenais le serment de fidélité, l'hommage et une lance avec un fer doré d'acaptes, avec ses partionnaires, c'est-à-dire avec les coseigneurs dudit fief ( Archives historiques du département de la Gironde,tome I, p. 361).

1290: Guillaume de Lavardac, de son propre mouvement et avec l'approbation de Fort et de Seguine de Gluret, ainsi que de dame Gailharde de Mirabel, leur mère, transporte à Arnaud-Othon,abbé de Condom,et à Cenebrunde Gotbès,prieur de Nèrac, tous les droits qu'il possède par indivis avec celui-ci dans les paroisses de Saint-Cyrice et ailleurs, pour la somme de treize cents sous morlas. A cet acte d'aliénation assistèrentAYSSINDEGALARD, damoiseau, Fort du Tilhet Bertrand de Calignac, prêtres.

Barthélemy de Pins était fils d'Anissans. Courcelles (Histoire généalogique des Pairs de France) lui a consacré une notice étendue.
En 1350, il fut fait prisonnier par le seigneur de Lamothe et s'obligea, le 1er mai, à payer 4,500 livres pour
sa rançon. (Acte imprimé dans les archives Gironde,t.IV, p. 110.) Cette obligation fut garantie et payée par Bernard Ezi, sire d'Albret.
(Arch. de Pau, E 36.)
Charles V lui accorda 300 livres de rente sur les places qu'il avait prises, et jusqu'à ce qu'il eut recouvré Taillebourg, dont les Anglais s'étaient rendus maîtres. (T. se., reg. 86.)
Il servait avec vingt écuyers et quarante sergents à pied aux guerres de Gascogne, et il se qualifie chevalier banneret, seigneur de Calignac, dans les quittances scellées qu'il a données, le 10 octobre 1355, pour mille livres, et le 4 août 1356, pour neuf vingts livres.

Barthélémy de Pins, seigneur de Taillebourg et dé Calignac, fit son testament le 3 juillet 1375. Il ne laissait qu'une fille, Régine de Pins. Sa succession passa par héritage à la maison d'Albret.

Noble Arnaud II DE CAZENOVE,seigneur d'Escalup, en Condomois, est nommé dans le testament de noble et puissant homme messire Bérnard de Lomagne, chevalier, seigneur de Montagnac-sur-Auvignon et de
Pouy-sur-Osse, coseigneur de Calignac et de Fieux, qui avait pour bisaïeule dame Allemande de Cazenove, mentionnée plus haut. Le seigneur d'Escalup ne vivait plus le 9 février 1421, date de ce testament, retenu par Me Pierre de Span, notaire de la vicomte de Bruilhois et de la sénéchaussée d'Agenais et de Gascogne (La minute dudit testament fait partie de nos archives. J. DEBORROUSSEDELAFFORE).

Jean de Filartigue, seigneur de Gueyze et d'Estrepouy, était co-seigneur de Calignac au XVe siècle. Il vend en effet, par contrat du 19 juillet 1469, toutes les terres, forêts, fiefs, rentes, services, haute, moyenne et basse justice lui appartenant clans les lieux de Calignac, Francescas, Autièges et Lourmes, et entr'autres la forêt noble d'Anguilh, située dans la
juridiction de Calignac, forêt transformée en un magnifique vignoble par M. Rotch Barsalou, propriétaire en 1880, représentant noble et puissant seigneur Etienne de Béarn, seigneur du Saumont, l'acquéreur, du 19 juillet 1469.

JEAN DE LART,Seigneur de la Mothe, de Calignac et de Fieux, qui épousa, par contrat du mois de Juin 1601 , passé devant Donnen, Notaire de Villeneuve, Marie de Bauger.

Ce vignoble, qui a remplacé l'ancienne forêt noble d'Anguilh, est situé sur la rive gauche du grand Auvignon, à égale distance des villages du Saumont et de Calignac, et aboutit par une de ses extrêmités à la route qui relie ces deux chefs-lieux de commune. Il est limitrophe des terres du château de Lassalle du Quesne, dont noble François de Labenne de Saubade, ancien capitaine au régiment de Brie, chevalier de Saint-Louis, était seigneur le 17 janvier 1783, jour où il maria sa fille avec messire Jean-Nicolas de Gramont deVillemontès, officier de Dragons, chevalier de Saint-Louis. Le futur époux devint seigneur de Lassalle du Quesne par ce mariage.
Il avait pour sixième aïeul Jean de Gramont, gentilhomme de la vicomte de Turenne, marié sous Louis XII, l'an 1511, commandant une colonne de gens de pied sous François Ier; et pour cinquième aïeul Antoine de Gramont, seigneur de Saint-Lioubés, Bailoux, etc., et seigneur de Villemontès par son mariage avec mademoiselle de Villemontès.
Antoine du Quesne se qualifie « conseiller du roi, subdélégué de l'Intendance de Guienne au département de Nérac » dans une main-levée donnée par lui en cette qualité le 17 août 1720, et faisant partie des archives.
Le 10 décembre 1726, Claire de Labenne, fille de feu noble Joseph de Labenne, seigneur de Montauzet, dans la commune du Saumont, et de dame Emilie de Brizac, épouse noble Robert VI du Bernet de Mazères, Il sera question d'autres coseigneurs de Calignac aux articles Autièges, Fieux et Montcrabeau.
Une partie des anciens murs d'enceinte de la petite ville de Calignac existe encore, particulièrement au presbytère, longé par la route d'Agen à Nérac.

Romas était propriétaire dans la paroisse de Calignac, voisine de Nérac. Il y possédait les deux tiers de la métairie de Guion et la métairie de. la Ribérotte. En 1770, il fut syndic de la communauté de Calignac et la représenta, en cette qualité, comme défendeur, dans un procès avec PierreJoseph-Augustin de Saint-Sivier, marquis de Montaut, vicomte du Saumont. Il s'agissait d'une demande en cassation et restitution de la taille payée pour le bois d'Anguilh.
L'affaire fut jugée par la Cour des Aides de Guyenne. Les pièces en furent imprimées.Romas fit, à cette occasion à sa femme « Je n'ai encore rien fini l'affaire de Calignac est mise seulement en train. »
On ignore comment Romas fut initié aux sciences. Il fut très probablement un autodidacte. Son premier travail atteste, en effet, plusde curiosité que de discernement. C'est un mémoire qui a pour titre Dissertation sur l'invention du mouvement perpétuel et dans laquelle on explique la construction d'une machine propre à le produire. Après l'avoirrédigé, il en fit faire une copie,dont il corrigea de sa main les fautes d'orthographe;
il la data et la signa « A Nérac, ce 28 avril 1742. RoMAs.» Puis, convaincu qu'il n'avait pas le droit de garder pour lui sa découverte,il envoya son manuscrit à l'Académie de Bordeaux. Le secrétaire Lamontaigne, lorsqu'il le classa, écrivit au-dessus du titre cette note judicieuse « On doit être faché de trouver un ouvrage de M. de Romas sur ce sujet, puisque dix ans après il devoit inventer le cerf-volant électrique. Romas avait deux excuses son inexpérience et le grand bruit fait de son temps autour de la chimère du mouvement perpétuel.

 

Le village:

Mentionné comme castrum en 1286 : il est alors tenu par Raymond de Pins et Vital de Filartigue. Il passe aux Albret en 1362. Un faubourg, ou subsistent des vestiges de fortifications, s'étend vers l'est au plus tard au 16e siècle. En 1629, le village est toujours fortifié et fermé par 3 portes. En 1729, des allées d'ormeaux sont créées autour du village. Le château est déjà détruit au début du 19e siècle. La construction de la route départementale 5 de Nérac à Agen entre 1834 et 1837 à l'instigation du sous-préfet Hausmann provoque le développement du village le long de cet axe

Calignac possède aussi cinq châteaux privés témoignant de la richesse du patrimoine et de l’histoire de la commune.

Le château de Lassalle, est doté d’un corps de logis, d’un escalier de pierre, et d’une cour intérieure permettant d’accueillir les équipages au temps d’Henri IV.

Le château de Carderan, dont la construction remonte au XIXème siècle et pourvu non loin d’un pigeonnier sur piliers du XVIIème siècle surmonté d’un campanile.(Demeure resconstruite en 1856 sur l'emplacement d'une demeure anterieure pour un officier retour de la guerre de Crimée, selon Depoutot)

Le château de Caubéos, et sa tour d’angle carrée, sa cour intérieure et son pigeonnier circulaire.

Le château de Mons (XVIIème siècle), construit sur des vestiges gallos romains, possède une cour carrée et deux tours d’angle. De ce lieu, observez un magnifique panorama sur Montagnac sur Auvignon.

Puis enfin le château de Barbe ou Barthes.

L’église paroissiale Saint Etienne est construite à l’emplacement de l’ancienne chapelle primitive. Elle présente un clocher carré, de très beaux vitraux et une croix de mission datant d’au moins 400 ans.

Basé sur une activité agricole dense, le village tend néanmoins à se tourner vers les grandes villes qui l’entourent (Nérac, Agen).

septembre 1685 - sur une liste de temples réformés interdits on trouve Calignac, Fieux, Espiens, Lavardac, Fauguerolles, Puch de Gontaud, Caumont, Montréal

 

Jean DURANDE, né à Tonneins le 20 janvier 1827, prêtre le 20 décembre 1851 (à Montauban), vicaire à N. D. d’Agen, le 22 décembre 1851, recteur du Sendat en octobre 1856, de Calignac le 1er octobre 1865, d’Argenton le 12 mars 1878, de Calonges le 1er octobre 1881, retraité le 10 octobre 1902.

 

1775;Le comte de Montaut, contre les quatre plus haut taxés de la paroisse de Calignac (Lot-et-Garonne), condamnés par la cour des aides à lui payer, au nom de la communauté des habitants, les frais d'un procès commencé en 1694 et suivi pendant quatre générations sur la nobilité d'un petit bois ; cassation de l'arrêt de la cour des aides, et rejet par arrêt du conseil de la somme à payer sur toute la paroisse, au moyen d'une imposition répartie entre plusieurs années.

 

la ville de Cahors, ne indemnité de l'entretien de quatre-vingts soldats blessés et quatorze malades du camp de Nègrepelisse, et en paiement des troupes du feu duc de Mayenne et du maréchal de Thémines, lesquelles étaient mises sur pied avec force munitions de guerre pour servir aux sièges de Montauban, Calignac, Caussade, Saint-Antonin, Bourniquel et autres places occupées par les rebelles dudit pays de Quercy ; les canons et coulevrines de la ville avaient été employés à ces sièges. A Béziers, 29 juillet 1622.

prêtre
Safin E. 1620-1626
Lefranc 1649-1650
Malide 1659
Bragerac 1661
Bouillard 1665-1677
Gros 1677-1678
Ducasse 1678-1681
Barthe 1681-1683
Dufaur 1683
1817: M.l'abbé Dubois,curé de Calignac (Lot-et-Garonne)

Le conseil municipal de la commune de Calignac demande qu'il lui soit alloué une somme de 100 francs pour compléter le payement du mobilier indispensable à son école communale.
Il résulte d'une délibération du conseil municipal,en date du 4 février 1877, qu'il a été fait à la maison d'école.
Pendant les trois dernières années, une dépense de 1,796 fr. 58 et que les dépenses restant à faire s'élèvent à 155 francs. Or, la commune n'a de disponible qu'une somme de 55 fr. portée au budget ordinaire de 1877, elle prie le Conseil général de lui allouer les 100 francs formant la différence entre le chiffre de la dépense et le montant de ses ressources.
M. le Sous-Préfet de Nérac, M.l'Inspecteur d'Académie et M. le Préfet ont émis un avis favorable.
Il résulte de la comparaison des budgets de.1876 et 1877 que ce dernier budget se solde par un déficit de 49 fr. 13.
En conséquence, votre Commission vous propose d'allouer la subvention demandée. — (Adopté.)