Quelles communes gagnent ou perdent des habitants dans l’Albret ?

10.01.26

En 2025, la France a connu un bouleversement démographique important, avec l’arrêt de la croissance naturelle, ne comptant plus que sur le solde migratoire. Comment cela se traduit-il dans l’Albret, territoire rural donc exposé ? En juillet dernier, la statistique est tombée. En France, depuis un an, on comptait plus de décès que de naissances. La croissance démographique du pays ne repose plus que sur le solde migratoire. Cette problématique s’accentue davantage lorsqu’on rentre au cœur des campagnes de l’Hexagone, comme en Albret. Éviter le déclin démographique est un enjeu majeur, pour garder l’école ouverte, les commerces de proximité et les services publics.

En ce sens, le géographe Sébastien Oliveau a publié sur le site The Conversation un travail d’analyse très poussé et pertinent. Via notamment une carte interactive qui décrypte les évolutions démographiques de la France, des grandes régions à la plus petite commune.

Un cœur attractif au milieu d’un territoire qui perd des habitants

L’Albret, dans ses limites intercommunales, et entre 2016 et 2022 (dernière fourchette utilisée par le géographe), est en décroissance démographique. En effet, si le solde migratoire est positif sur cette période (+ 0,44 %), le solde naturel lui est trop inférieur (-0,72 %). Ce qui donne 74 habitants en moins.

En affinant l’étude à l’échelle des communes, on se rend mieux compte des dynamiques. On note ainsi, sur les dernières années, une bande attractive qui part de Thouars-sur-Garonne et descend jusqu’à Moncrabeau en passant par Feugarolles, Lavardac, Nérac, Andiran, Le Fréchou et Lasserre. Ces communes ont vu leur population augmenter grâce à un solde migratoire positif.

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Ainsi, si Nérac a gagné six habitants en moyenne par année sur la période donnée, c’est parce que 62 nouveaux arrivants ont comblé le solde naturel (-56 habitants par an). En effet, dans la cité royale, pour 100 jeunes de moins de 20 ans, on compte 165 personnes âgées de plus de 65 ans. De son côté, Lavardac est aussi attractive avec 25 nouveaux arrivants en moyenne chaque année qui permettent une croissance de 9 habitants par an.

Causes variées selon les communes

Autour de cet axe, on trouve deux zones qui ont perdu des habitants entre 2016 et 2022, à trois exceptions près : Montagnac-sur-Auvignon, Lamontjoie et le Nomdieu. Pour ces villages qui voient leur population s’amenuiser, les causes montrées par les chiffres collectés sont diverses. À Mézin, soldes naturel et migratoire sont dans le négatif (c’est aussi le cas à Buzet, Bruch et Montesquieu entre autres). La cité a perdu en moyenne 24 habitants par an sur cette période : 15 dus au solde naturel, 8 au solde migratoire.

À Barbaste (comme à Francescas ou Sos), le solde migratoire positif (8) ne suffit pas à compenser le solde naturel (-10). Dans d’autres communes comme, Moncaut par exemple, c’est la situation inverse qui explique la baisse de population.

Paradoxalement, l’image récoltée d’un axe attractif au milieu de deux pôles qui se dépeuple est totalement l’inverse de celle observée sur la période 2011-2016ligne séparation

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