bastide francescas

L'hippodrome de Francescas

L'enplacement de l'ancien hippodrome

La société hippique de Francescas vit le jour après la guerre 14-18.
Une piste en herbe, appelé la piste de Verdun, de 900 mètres fut aménagée sur la propriété de Montbrisson, au lieu-dit "Tinal", elle même propriété d'un Monsieur à Lavardac, et donc le petit bois portait le nom "de Lasserre".
Les différentes installations, tribunes en bois, baraques et barrières suivirent.
La situation champêtre de cet hippodrome était très agréable, les ombrages abritant les spectateurs, ainsi que les sous-bois permettant aux vans de stationner à l'ombre firent, que la journée des courses était très prisée autant par les spectateurs, que par le nombre des participants avec leurs chevaux.
La piste de herbe était pratiquement réservée aux trotteurs, une piste de steeple-chase fut aménagée avec des obstacles à l'intérieur de l'anneau.
La journée des courses était le dernier dimanche de mai.
C'était une fête pour les franciscains, qui venaient très nombreux grossir les turfistes, qui suivent ce genre de réunion.

Les tribunes de l'ancien hippodrome de FrancescasLes tribunes de l'ancien hippodrome de Francescas
Photos gracieusement mises à disposition par la famille Bachère

L'harmonie musicale participait en exécutant quelques morceaux entre les courses. La journée comprenait en principe cinq courses au trot attelé. Les petites et les grandes écuries régionales n'hésitaient pas à se déplacer à Francescas. Le nombre de partants était assez conséquent pour donner un intérêt à ces épreuves.
La sixième course était un steeple ou course obstacle réservée aux militaires des régiments de cavalerie des Hussards de Tarbes et les Dragons de Montaubans. Les chevaux, les hommes d'entretien et les sous-officiers, qui les montaient, arrivaient le jeudi en gare de Lasserre. Ils étaient transférés à Francescas, où les chevaux logeaient dans les écuries (encore nombreuses à cette époque) et les hommes chez l'habitant.
Tout ceci provoquait une animation inhabituelle et très prisée de tous les enfants.

Une course de trot en 1962

Vers 1963, la mairie a songé à la construction d'un camping, mais finalement c'est Raoul Cervera, qui acquerra ce terrain fin 1963, qui venait d'arriver après la libération de l'Algérie. La propriétaire des bois de Lasserrre et les terres autour était Mme de Monbrison à Paris et les héritiers de Mme de Monbrion ont finalisés cette vente à l'amiable après le décès de celle-ci.
Entre temps la mairie de Francescas a déposé un plan d'occupation du sol, elle a crée un poste, et elle était donc prioritaire pour toute transaction.

Mais la "chambre d'agriculture départementale" s'y opposait et pendant ces tractations, à ce moment là, en 1964, Mr. Cervera et ses amis, principalement des pieds-noirs, ont dont décidé de prendre les devant.
Environ 40 hommes armées de tronconneuses ont envahient le terrain, protégé par des hommes avec des fusils et même des mitraillettes ( datant de la guerre de l'Algerie) et ils ont coupés tous les arbres de ce bois de Lasserre.
Et voilà, la fin de l'hippodrome avait sonné.

Les anciennes barrières de l'hippodrome

Il fut donc supprimé en 1964 et la société organisa sa réunion sur l'hippodrome d'Agen, mais vu l'impossibilité de créer un nouvel hippodrome, la société fut reprise par la Société des Courses d'Agen, corps et biens.
Pour compléter le chapitre hippique, il faut signaler un élevage de chevaux à Capitaine (route de Moncrabeau), un domaine avec un manoir gascon datant du 16e siècle, chez les frères Cassagneau. Les chevaux élevés étaient des chevaux de selle, de concours ou de trot. "Capitaine" s'appellait "Pelousset" entre 1670 et 1850.
Il faut se rappeler, qu'à cette époque, les voitures hippomobiles étaient encore, au début du 20ième siècle, pratiquement le seul moyen de locomotion, l'automobile était naissante à Francescas. Les chevaux participaient aux raids hippiques.
Un des frères Cassagneau était très ami avec Mr. Dupouy, propriétaire d'un restaurant dans l'immeuble de la mairie, côté Rue Neuve.
Un jour, ces deux hommes décidèrent, d'échanger leurs affaires, et donc Mr. Dupoy deviendra propriétaire de Capitaine et un frère Cassagneau du restaurant à Francescas.
Le soir de la signature de ce contrat, Mr. Cassagneau fêta tellement cet événement, que mort s'ensuive.
Il y avait aussi à Francescas une écurie de trotteurs pour la course, l'écurie Besse. Raoul Besse, fils de la famille Besse, marchand de grains, était le régisseur du Domaine de Montbrisson.
Les écuries étaient à la sortie du bourg, après l'école, résidence Jacques Bachère actuellement.
Il y avait en permanence quatre ou cinq trotteurs, qui nécessitaient un entretien et la présence d'un jockey driver.
Après la cessation de l'activité, suite au décès de Raoul Besse, Monsieur Désiré Bonnet, marchand de bestiaux de son état, à entretenu pendant des longques années deux ou trois trotteuses, soit aux Ecuries Besse, soit chez lui Route de Saumont, résidence actuelle de sa bru Gillette Bonnet.

Fernand COUTENS à Lombez (32 ) était un des éléveurs qui faisait courir ses chevaux à Francescas

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