Entretien de Nicolas LACOMBE Maire de Nérac avec Raymond Soucaret - suite)

 

Raymond Soucaret avec Jean Francçois-Poncet et Charles Pasqua

Raymond Soucaret avec Jacques Chirac et rené Monory

Le Sénateur Raymond Soucaret avec le Président Jacques Chirac, le Premier Ministre Alain Juppé et le Président du Sénat René Monory

Le Sénateur Raymond Soucaret au Sénat pour in diner officiel

           
Le Sénateur Raymond Soucaret au Sénat pour in diner officiel
Les Sénateurs Raymond Soucaret et Jean François-Poncet avec le docteur Mauvezin, Conseiller Générale, plaident (1987) auprès de Jacques Chirac, Premier Ministre, le dossier de Fumel
Le Sénateur Raymond Soucaret interpelle Jacques Delors au sujet de la politique agricole commune
J-F. Poncet et Raymond Soucaret au Sénat  
           
 

Le Sénateur Raymond Soucaret au Sénat avec le Premier Minstre Balladur 24.1.1995

   

Le Sénateur Raymond Soucaret avec Charles Pasqua, Ministre de l'Intérieur en 1988

 

 

L’étape d’après, c’est 1981, le Sénat

Le Sénat, ça commence en 1974 quand je deviens suppléant de Bordeneuve. Georges Caillau a été un temps candidat en 1967 aux législatives avant de renoncer. En 1968, après la dissolution, il devient député à la place du député sortant FGDS Bordeneuve. Jean François-Poncet avait été lui aussi été battu par Caillau dans cette triangulaire. Pierre Labadie, adjoint au Maire à Nérac était le suppléant de Jean François-Poncet. Il a démissionné de la mairie et cela a été un perpétuel concours de grimace entre Caillau et Jean François-Poncet. Comme j’étais un supporter et un ami de JFP, on s’est servi de moi pour gêner Caillau.

Quand Bousquet a arrêté d’être Maire de Francescas, il a du cesser d’être Président du syndicat de voirie. Il fallait élire un président. Les autres maires avaient pensé à moi, sauf le maire de Moncrabeau. Mais on avait mal préparé cette élection. Quand le doyen de la séance fait appel à candidature, le Maire de Moncrabeau se lève et dit : « Moi je n’en vois qu’un qui peut prendre la présidence de ce syndicat, c’est le Maire de Nérac, Georges Caillau ». Caillau qui était au courant et d’accord sur le fait que je prenne la présidence ne réagit pas. Il ne dit rien. Silence. Il laisse faire l’élection, et il me bat d’une voix. Il a été un très bon président et on a mis de l’ordre dans la maison.

Les sénatoriales arrivent en 1974. Caillavet était sénateur. Perpère qui était le suppléant de Bordeneuve ne se représentait pas. Il fallait un suppléant. Comme Caillavet était considéré comme Agenais, Bordeneuve était considéré comme Villeneuvois, que Bacqué, suppléant de Caillavet était considéré comme Marmandais, il fallait un Néracais. Et puis il y avait une lutte intestine au Parti Radical entre Caillavet et Bordeneuve. Il n’y en avait qu’un qui était considéré comme pouvant les rabibocher un peu, c’était moi. On est donc venu me trouver.

Sur la lancée, il y a eu l’élection à la présidence du syndicat de l’eau. Caillau a été candidat. Jean François-Poncet qui voit rouge chaque fois qu’on parle de Caillau me demande d’être candidat. Je ne souhaitais pas l’être car le sortant était Capitant le maire de Lamontjoie. Il m’avait soutenu pour le conseil général, je ne pouvais pas être candidat contre lui. On est allé lui expliquer que Caillau allait être élu contre lui et qu’il fallait présenter un troisième larron pour provoquer un second tour. Caillau a été candidat, Capitant a été candidat et je l’ai été aussi. J’ai été élu d’une voix, malgré le cousin de Caillau, Séailles, le maire d’Espiens qui était scrutateur et qui a déchiré un bulletin à mon nom pour le rendre nul…

En 1981, le 3 janvier, le Préfet me téléphone pour me dire : « Monsieur Soucaret, vous êtes sénateur de Lot-et-Garonne car Monsieur Bordeneuve est décédé hier soir. » Caillavet, avec qui j’étais encore en très bon termes s’est encore servi de moi. Il a beaucoup de qualités. Il ne les a pas toutes. Il s’était fait mettre à la porte du groupe de la gauche démocratique au Sénat. Il leur a dit : « Je vous amène un nouvel adhérent, mais à condition que vous me réintégriez. » Ce qui a été fait.

Je suis allé faire un tour au sénat en janvier, mais c’était les vacances parlementaires. J’ai vraiment commencé à siéger au sénat en juin 1981, juste après l’alternance. C’est à cette époque que j’ai embauché Stéphane Baumont, qui avait quelques attaches ici.

J’étais élu jusqu’en septembre 1983. J’étais face à une alternative : soit je laissais filer le temps jusqu’à cette date et n’étais pas candidat ensuite, soit je faisais le travail et pouvais prétendre à être à nouveau candidat. Baumont m’a mis sur le chemin du travail. On a beaucoup travaillé et en 1983, j’ai été à nouveau candidat et très bien réélu.