L'histoire de Francescas au 21ième siècle
12.06.2000:
On crache à Francescas
LOT ET GARONNE : Le temps des cerises revenu
Renouant avec le programme festif de l'Albret, après trois ans d'interruption, le championnat du monde s'est rappelé au bon souvenir des spécialistes du jet de cerises. Un spécialiste du cru, Michel Poli, s'impose avec une performance à 8,04 m.
Après avoir figuré parmi les rendez-vous incontournables du programme festif de l'Albret, le championnat du monde des cracheurs de cerises a connu un déclin le conduisant à demeurer en sommeil durant trois ans. Autour du jeune comité des fêtes qui a repris les rênes des réjouissances franciscaines, chacun s'est attelé à rendre à cette compétition son faste d'antan, pour son retour sur les devants de la scène en cette année 2000. Hier, le public a répondu présent en masse à ces retrouvailles, célébrées dans l'esprit originel, alliant performances et bonne humeur. Si les spécialistes du genre ont fait état d'obscures recettes garantes de succès dans la spécialité, notamment un bain de bouche de graisse de canard (!), c'est avant tout par le souffle que les champions se sont imposés.
Pas de record
Une aptitude à laquelle les champions locaux ont ajouté une grande connaissance des caprices d'Eole autour de la piste officielle de la compétition. Dès leur plus jeune âge, les enfants de Francescas s'entraînent ainsi chaque printemps à souffler les cerises, peaufinant patiemment leur talent d'une édition à l'autre. Parmi cette relève, c'est Nadia Boufaarirane qui illustre le mieux cette aptitude locale, avec un jet à 5,19 m. Un bon début qui n'en demeure pas loin encore du record mondial (11,53 m), fixé par le grand champion tarn et garonnais Denis Lacapère, malheureusement absent hier. Mal lui en a pris car le titre revient désormais en terre franciscaine, dont-il sera désormais difficile de l'arracher. Outre le nouveau champion du monde, c'est en effet tout le podium senior qui décline les couleurs de l'Albret. Michel Poli, couronné par un jet à 8,04 m, fini entouré par Bernard Planté et Thierry Terrier, ce dernier ayant fixé, durant les éliminatoires, le record du jour: 9,03 m.
19 juin 2000: Inauguration du rond-point Porte Neuve. Stephan Douady-Soucaret, propriétaire de la société Les Jardins de Gescogne, a planté un olivier sur ce rond-point. Les élèves de l'école ont lachés des ballons bleus et blancs à cette occasion.
2002: Francescas gagne en population
La légende veut que le jeune Henry prince de Navarre, futur Henry IV, à qui l'on a beaucoup prêté, aimait à venir chasser le sanglier sur les terres de Francescas (escas franc), c'est à dire « zone franche » avec son compagnon La Hire lequel ne se doutait pas que quelques siècles plus tard, il laisserait son nom, à une des tables les plus réputées du département. Francescas, jouxtant le département voisin du Gers, est l'archétype même de la commune rurale. De quelque route qu'il vienne, le visiteur est noyé dans un océan de verdure, de terres cultivées, entretenues remarquablement, la commune ayant bénéficié il est vrai, dès les années 60, de l'irrigation, avec la création de 52 lacs collinaires de par la réalimentation du petit ruisseau de l'Auvignon, permettant que plus de 60 % de la surface agricole est irrigable. Et bien sûr, depuis toujours, Francescas doit sa vitalité à son agriculture, prospère et diversifiée grâce à l'apport de la semence avec l'implantation du semencier Claeys dans les années 70 et aujourd'hui devenu Epi de Gascogne, employant une cinquantaine de personnes à plein temps. Des semences donc, mais aussi des cultures sous abri, des légumes de plein champ, des céréales. Mais aussi, du melon, la fameux bon melon de Nérac qui fût cultivé au départ à Francescas.
TOUS LES SERVICES
De par ces atouts, le tissu économique s'est organisé autour de l'agriculture, en amont ou en aval avec des entreprises de manutention et préparation à la vente des produits, ainsi que des constructeurs de matériel agricole, d'entretien et de vente. La commune franciscaine, possède en outre comme atouts, d'être à 20 minutes d'Agen, un quart d'heure de l'entrée d'autoroute, dix minutes de Nérac et de Condom, mais avec cependant pour faiblesse, un enclavement routier aux voies d'accès au village se devant d 'être rectifiées. Autre problème que vit la commune, le fait qu'il n'y ait que peu de travail offert pour satisfaire la demande, la commune ne possédant pas d'industrie. Néanmoins, et les derniers recensements le prouvent, Francescas demeure attractive, avec une quinzaine de demandes de permis de construire chaque année et surtout une population qui augmente, avec 113 habitants de plus ces 24 dernières années. Dans le bourg, ramassé autour de son clocher carré magnifiquement réhabilité, l'une des priorités de la municipalité a été de conserver l'ensemble des services publics, mais aussi de nombreux commerces de proximité à l'image de la création récente d'une station service qui fonctionne bien. Volonté affichée également de créer de nouveaux lotissements, le dernier créé devnt être doublé dans sa surface. Autre pierre d'achoppement de la vie du village, son école avec 70 enfants qui la fréquentent. Un village dont la vie s'organise autour de la vie de sa dizaine d'associations et notamment ses clubs de basket, de pétanque et de judo. Ces dernières années des investissements conséquents ont été réalisés et matière d'équipement sportif, avec la réhabilitation de la salle de sport, la création du musée de boîte en fer blanc ou encore la réfection du clocher, et l'aménagement de chemins ruraux. Pour ce qui est des projets à venir, la municipalité souhaite pouvoir venir à bout d'un projet de 12 hectares de serres. De prévoir également des aménagements relatif à l'embelliissement du village.
2002: Le village s'offre une station-service -
Francescas se mobilise pour organiser sa survie
«Cela fait longtemps maintenant que le village a décidé de ne pas mourir » explique d'emblée le maire de Francescas, Raymond Soucaret, pour justifier l'originale démarche que vient d'entreprendre sa commune. Prêts à se mobiliser pour préserver le dynamisme de leur chef-lieu de canton, les Franciscains n'hésitent pas, pour ce faire, à s'engager dans d'étonnantes entreprises. En effet, si l'on a pu voir fleurir les complexes multiples ruraux dans nombre de cantons, aucun de ces commerces protégés n'a, jusqu'à présent, pris la forme d'une station-service. « En fait, pendant longtemps, le village a conservé tous les services indispensables à sa survie. Mais, le temps est venu, pour mon épouse et moi, qui tenions la station-service du village, de prendre notre retraite. Avec cette fermeture, disparaissait la dernière station-service du canton. Dans cette même période, le dépôt de presse-papeterie s'est vu lui aussi menacé de fermeture. » Autant le maintient d'une seule station-service dans le village, même avec le soutien de la municipalité, se révélait aléatoire, « notamment en raison de la concurrence des grandes surfaces et de la fluctuation du prix du carburant », autant l'association de ce commerce à la vente des journaux et autres fournitures d'écoliers rendait le projet désormais viable. « Nous avions déjà établi la nécessité d'un fonctionnement de la station 24 heures sur 24, d'afficher des prix intéressants, mais même en élevant le litrage, la rentabilité semblait inaccessible. Avec le service presse et la création d'un emploi-jeune de « facilitateur » pour servir la clientèle, le projet a pu voir le jour. » Avec à sa tête Sylvie Torresan, néo-Franciscaine, le commerce peut ouvrir ses portes. « Nous l'inaugurerons samedi, mais la station fonctionne déjà. Elle appartient aux habitants de Francescas; c'est à eux qu'il revient de choisir le moyen de la payer (274.400 € en partie subventionnés), à travers l'utilisation de ses services, ou par l'impôt en cas de déficit ». Une approche tranchée de la préservation du tissu rural, que Raymond Soucaret illustre, comme il se doit, d'une image terrienne dont il a le secret, « la noria a besoin de chacun des maillons de sa chaîne pour fonctionner ».
Lundi 31 janvier 2005:
Raymond Soucaret a présenté les orientations 2005
C'est à la salle des fêtes que Raymond Soucaret et le Conseil municipal franciscain ont réuni la population samedi après-midi, à l'occasion des voeux.
Débutant son propos par une pensée à l'attention des victimes d'Asie du Sud, Raymond Soucaret a ensuite évoqué les difficultés du monde agricole local. « Comme nous l'avions promis, nous sommes restés sages au niveau des dépenses en 2004 », a indiqué l'édile, revenant sur les chantiers majeurs du presbytère à la salle des fêtes en passant par l'extension du lotissement de Benise, dont huit lots sur quatorze ont aujourd'hui trouvés acquéreurs.
2004 a également vu l'installation du docteur Choinet sur la commune. Deux nouveaux enseignants, Mme Mercadet et M. Soulard, ont rejoint Francescas tandis que Mlle Cassan a pris le poste de directrice. Quant à 2005, l'année sera une nouvelle fois placée sous le signe de la sagesse quant aux investissements. Haut lieu des bals, la salle des fêtes devrait connaître des travaux de climatisation tandis que l'isolation de la salle de judo est également prévue. Gros chantier en perspective, la rénovation de l'intérieur de l'église. L'année 2005 sera mise à profit pour le montage du dossier et la recherche de subventions pour des travaux prévus en 2006 et 2007.
Voirie. La nouvelle carte communale en cours devrait permettre à une dizaine de constructions de sortir de terre et le bureau de Poste de la commune sera maintenu, sûrement avec quelques modifications de fonctionnement. Enfin, trois faits majeurs vont marquer l'année. La construction d'une déchetterie sur le canton, l'arrivée du Haut-Débit (Francescas ayant été choisi comme commune pilote en la matière) et une nouvelle donne concernant la voirie. Après le retrait de Nérac du Syndicat de voirie existant, les communes adhérentes devront faire face à un surcoût de dépenses. « L'augmentation des cotisations payées au syndicat devrait atteindre 12 % », a expliqué Raymond Soucaret.
2005: A l'occasion des Journées du patrimoine et pour sa rentrée, Mémoires en Albret proposait un circuit autour des possessions du comte de Dijon. « Ce curieux personnage, protestant légitime, est évoqué par George Sand dans son roman « Rose et Blanche », avec le surnom de " Marquis de Carabas " », explique Simone Labadie, présidente de l'association. « En effet, ce riche mécène, député de Nérac pendant la Restauration, a offert la statue en bronze de Henri IV à la ville de Nérac, a fait construire à ses frais le pont de pierre enjambant la Baïse à Lasserre et a installé une école d'enseignement mutuel à Francescas. D'autre part, le comte de Dijon s'est intéressé aux nouveaux développements agricoles et industriels en installant un élevage de moutons mérinos, achetés en Espagne, dans son château de Lasserre, puis une filature mécanique sur la Gélise, en promouvant la culture du chêne-liège et en établissant un jardin botanique d'espèces exotiques dans le parc de son château de Poudenas. Le comte, qui avait réuni quelque 600 ouvrages dans la bibliothèque, était un humaniste. « Le circuit sur les traces du comte de Dijon, proposé par Mémoires en Albret, s'est achevé à Poudenas. Dans le parc du château, le professeur Hervé Sanchez-Cazadilla a exposé la biographie du comte de Dijon puis les participants ont visité le château et l'église.
2006: 18/01/2006
La rénovation du village se poursuit
C'est devant une assistance assez conséquente, à la salle des fêtes, que Raymond Soucaret et le conseil municipal ont présenté leurs vœux à la population. Dans son préambule, le maire n'a pas manqué de parler de la sécheresse qui a une nouvelle fois sévi et les difficultés rencontrées par les agriculteurs.
Celui-ci a ensuite évoqué l'année écoulée pour dresser un bilan des actions menées sur le village, à commencer par l'école qui a vu l'ouverture d'une quatrième classe, école dont l'agrandissement du réfectoire aura lieu ce mois-ci, signalant également la prise de direction de M. Soulard et la venue de Mmes Sabine Grégo-Mathis et Laura Py Le Brun.
Concernant le logement, le maire a souligné que la création du lotissement a bien fonctionné, toutes les parcelles ayant été vendues et construites en grande partie. De même la carte communale est terminée. Au niveau des travaux, Raymond Soucaret a souligné l'installation de la climatisation à la salle des fêtes et l'isolation du dojo. La réhabilitation intérieure de l'église va être entreprise en deux tranches pour un montant de 300 000 €. Travaux encore avec la pose de canalisations d'eau dans la rue principale et de l'église avec la réfection de la chaussée à cette occasion, tout comme d'ailleurs le revêtement de la ceinture au niveau du boulevard du Nord. Pour ce qui est de la déchetterie, le permis de construire est en cours. L'édile s'est également félicité de l'arrivée d'Internet avec Twister et l'ADSL, soulignant cependant les problèmes au niveau de la couverture avec les portables. Il a également salué l'arrivée de nouvelles entreprises sur la commune à l'image d'un tailleur de pierre, d'un semencier bio ainsi que d'une kinésithérapeute. Saluant le personnel communal, le maire a conclu son intervention en rendant hommage à Jacques Bachère, président du SI, terminant son propos en formulant ses vœux et souhaitant que les conditions économiques s'améliorent.
2006: Un arbre enraciné à Francescas -
Thomas Mankowski -
ANNÉE FALLIÈRES. Suite de notre série qui jalonnera tout 2006. Des généalogistes amateurs ont fait un saut dans l'ascendance du président républicains aux origines 100 % lot-et-garonnaises
Des biographes majeurs d'Armand Fallières situent les racines du natif de Mézin à Villemur-sur-Tarn, soit à une quarantaine de kilomètres au nord de Toulouse. « Faux ! », s'insurge amusé et satisfait le Groupement héraldique et généalogique de l'Agenais (GHGA) qui, à l'occasion du centenaire de son élection à la présidence de la République, va exposer en mars l'arbre du Gascon dans son village natal : la souche mère se trouve à Francescas, ancienne paroisse de Saint-Ourens, bel et bien en terre lot-et-garonnaise. De quoi pousser dans le département un ouf de soulagement et de fierté teintée de chauvinisme. Le voisin haut-garonnais n'a plus qu'à se trouver un autre président !
Cinq membres actifs du GHGA sont parvenus à remonter la rivière généalogique sur quatre siècles. Si aujourd'hui l'annuaire ne référence pas un seul Fallières dans le département, ces amateurs éclairés ont découvert dans les pages blanches d'antan - à savoir les registres et autres actes de naissance - 200 noms émanant de la souche de Francescas dans treize communes du département. Joli.
Il faut croire que le chansonnier Bonnaud (dont Bono, chanteur de U2, n'est pas le descendant), leur a indiqué la voie avec ses rimes retraçant le mariage de la fille du « père Fallières », Anne, à l'Élysée : « Des gens s'avancent, pleins d'importance. Et l'assistance, les admirant, dit : "Ces autochtones, venus en personne, du Lot-et-Garonne, ce sont les parents. La tante Julie, la tante Sophie, la tante Octavie, le cousin Léon, l'oncle Théodule, l'oncle Trasibule, les cousins Tibulle et Timoléon. »
Descendant « d'artiste vétérinaire ». Ses ascendants ont, globalement, toujours exercé des petits métiers artisanaux. Quelques curiosités égrènent le passé de celui que ses condisciples du lycée d'Agen décrivaient comme « un petit bonhomme gros et gras, assez bas sur pattes et grand mangeur de pain ». On apprend par exemple que le fils de greffier de justice de paix de Mézin et petit-fils de forgeron né à Villeneuve-de-Mézin avait pour arrière-grand-père, Jean dit « Peyre », « artiste vétérinaire » de son état. Suivant les actes, on parle d'un « médecin des boeufs ». C'est selon... Quoi ? On ne sait pas. Peut-être de l'envie d'Apollon, dieu de la Poésie.
Ironie de l'histoire, Armand Fallières, républicain favorable à la séparation de l'Église et de l'État, avait pour petit-cousin un évêque de Saint-Brieuc. Malheureusement, les actes ne précisent pas si lors des repas de famille, les petits-enfants de Peyre se tapaient sur l'épaule ou bien se crêpaient le chignon pour défendre leur paroisse.
De Fallières aux fougères. L'orthographe du nom s'est stabilisé à partir de l'artiste-vétérinaire-médecin-des-boeufs. Mais avant de devenir Fallières, le nom est passé par de nombreuses étapes : Fallière, Falières, Falguières, Falguères, Falgères. Jean-Pierre Verdier et ses ouailles optent pour un nom venant du latin « filicaria », dont une variante ancienne représente la forme occitane « falhera ». Celle-ci désigne une fougeraie : « On suppose que le premier ascendant à s'être installé à Francescas dût défricher un terrain sur lequel se trouvaient des fougères. C'est donc devenu "Celui qui rasait les fougères". »
Du défrichage à la présidence de la République, il n'y a qu'un pas. Mais un pas parcouru par moult chaussures appartenant à moult générations.
« Armand Fallières, favorable à la séparation de l'Église et de l'État, avait pour petit-cousin un évêque de Saint-Brieuc »
2007: 19 janvier 2007
Une classe est menacée-
Le maire a informé les habitants sur la situation locale
Comme le veut la tradition, le maire Raymond Soucaret, a invité toute la population à la salle des fêtes, afin de leur adresser, en son nom et celui de son Conseil municipal, ses meilleurs voeux pour l'année 2007. Cette cérémonie fut aussi l'occasion pour le maire d'informer les Franciscains sur la situation de la commune à la fin de l'année 2006 et sur les projets de 2007. Ainsi, il a rappelé les travaux deremplacement de la canalisation principale d'alimentation en eau potable qui ont été réalisés, les travaux de voirie, l'extension du réseau d'assainissement, l'enfouissement du réseau électrique et des lignes téléphoniques et les travaux de restauration de l'église, dont la première tranche devrait être terminée au mois de juin prochain.
Il a aussi mis l'accent sur les nombreux logements construits ou qui sont en projet. La carte communale a été approuvée et est consultable à la mairie afin de connaître les zones constructibles de la commune. Une déchetterie est aussi en cours de réalisation, route de Lasserre, et devrait être fonctionnelle en mai ou juin 2007.
Raymond Soucaret a également annoncé la menace qui pèse sur la quatrième classe ouverte l'an dernier, suite à la mutation de 35 familles dans le courant de l'année dernière. Mais il a aussi annoncé de nombreuses autres nouvelles, telles que la conservation du bureau de poste, la modification de l'émetteur au cours du premier trimestre 2007 afin de pouvoir capter partout, un réseau avec les portables et l'accès au haut débit Internet.
Enfin, le maire a tenu à saluer tous les sportifs des clubs de basket, judo, tennis et pétanque. Il a tenu également à remercier les associations, la gendarmerie, les pompiers, les enseignants et le personnel communal pour toutes leurs actions.
13.2.2008 «Tous ensemble pour Francescas» avec d'Yvon Bollo
Il faut revenir quelques municipales en arrière pour trouver trace d'une liste dite d'opposition, face au maire sortant franciscain. Pourtant Yvon Bollo, le retraité franciscain l'a fait et qui plus est « sans trop de difficulté », souligne l'intéressé. Les temps changeraient-ils même sur les hauteurs du Néracais ?
Toujours est-il que les Franciscains vont pouvoir suivre ces municipales en n'étant plus que de simples observateurs.
Yvon Bollo présente une liste qui mise sur la jeunesse, 50 ans de moyenne d'âge, qui joue dans la diversité au niveau des horizons socioprofessionnels et politiques et qui joue la parité alors qu'il n'était pas obligé : 7 femmes et 8 hommes.
« Avec la volonté, souligne le candidat, d'unir les anciens de notre commune avec les nouveaux arrivés sur notre liste. Les nouveaux venus sont une chance et un enrichissement » avec une seule philosophie : « le respect, le dialogue, la démocratie et la transparence ».
Et la quiétude même puisque dans le journal de campagne, pas un mot sur la liste d'en face.
Voici la composition de la liste : Yvon Bollo (retraité secteur bancaire), Christine Morterolle (organisation JO en 92), Jean-Marc Ricarte (ancien receveur des postes de Francescas)), Hélène Billon (agricultrice), Yannick Amédée (agriculteur), Marlène Mentuy ( représentante commerciale) , Gilbert Bouchon (retraité de gendarmerie), Rachel Cristofoli ( juriste), Claude Manouvrier ( retraité agent technique médical), Pascale Daugé (technicien conseil à la CAF), Hubert Massaloux ( employé de banque), Gilberte Lopinot (présidente d'association «familles rurales»), Sébastien Pierre ( travailleur social), Joëlle Jurado ( assistante familiale), Sébastien Chaynes
( agent technique du ministère de l'intérieur).
2006-2008: L'église est complètement renové. Le peintre gersois Lacoste a restauré les peintures. Mgr Hubert HERBRETEAU a célébre une messe le 24 février 2008
2007: La déchetterie
La déchetterie de Francescas sera ouverte au public mois de novembre 2007. L'inauguration officielle des équipements a eu lieu ce dernier mardi, en présence de Pierre-Bernard Taulet, le président du SMCTOM du Pays d'Albret, gestionnaire des installations, et de nombreux élus, bravant une pluie battante pour entourer les coupeurs de ruban.
Située route de Lasserre, au lieu dit « Sainte-Catherine-Sud », cette nouvelle déchetterie sera la troisième mise en fonction SMCTOM après celles de Barbaste et de Mézin, déjà en place. Viendra ensuite une quatrième à Nérac (prévue à l'entrée de la ville, en venant d'Agen en prenant la déviation poids lourds), programmée pour la fin de l'année.
À Francescas, la nouvelle déchetterie permettra de déposer les ordures non ménagères, tout ce qui est triable. À savoir : cartons, végétaux, bois, métaux, gravats, huiles, piles et le tout-venant… Tout ce qui sortira des bennes sera pris en charge par un prestataire, Veolia, qui viendra le récupérer sur place. D'autres prestataires prendront en charge la ferraille et les cartons. « Des bornes de tri, pas encore en place, vont être installées sur le site, sachant que l'accès à l'équipement, ouvert aux particuliers, sera gratuit », explique Sébastien Bensoussan, agent administratif au SMCTOM du Pays d'Albret. Pour son secteur géographique, la déchetterie devrait apporter un service à une population d'environ 21 000 habitants.
Le coût de l'installation s'est élevé à 379 000 €TTC, sans compter les bennes. Un financement réalisé grâce à l'aide du conseil général, un emprunt et un autofinancement du SMCTOM du Pays d'Albret. La déchetterie ouvrira les mardis, de 9 heures à 12 heures ; les jeudis, de 13 h 30 à 17 heures ; les vendredis, de 9 heures à 12 heures, et les samedis, de 13 h 30 à 17 heures.
2009: Jeudi 22 janvier
Samedi après-midi, la salle des fêtes accueillait les Franciscaines et Franciscains venus en nombre pour la traditionnelle cérémonie des voeux. Le maire, Raymond Soucaret, présentait les voeux au nom du Conseil municipal et en son nom personnel.Dans son discours, le maire faisait un rappel de la période des élections municipales et cantonales. Malgré la crise économique, il est persuadé que, grâce au dynamisme, les agriculteurs, commerçants,artisans et ouvriers feront tout pour en atténuer les conséquences.
L'église de Francescas, après deux ans de travaux de réfection, a été inaugurée en mai. La population est restée admirative devant le travail effectué et les visiteurs ont exprimé leur surprise devant une aussi belle réalisation. La déchetterie est ouverte depuis le début de l'année et le maire s'adressait aux indisciplinés qui ne respectent pas les règles de tri. Le matériel informatique de l'école a été entièrement renouvelé. Des travaux de mises aux normes de sécurité ont été réalisés.
La Poste, malgré la ténacité de la municipalité, a continué à faire avancer son rouleau compresseur. Le bureau reste néanmoins ouvert tous les matins de la semaine, y compris le samedi.
Les travaux en 2009
Un lotissement de 25 lots viabilisés va voir le jour à proximité de la maison de retraite. La salle des jeunes sera remise aux normes de sécurité et mise à disposition des associations. Un columbarium sera implanté au cimetière, au regard de la demande des citoyens optant pour la crémation. Des chemins ruraux seront goudronnés et certains feront l'objet d'un entretien nécessaire.
Raymond Soucaret, après avoir dressé le bilan des travaux effectués et à venir, s'adressait à tous ceux qui oeuvrent pour la commune, les responsables d'associations, les responsables des clubs sportifs franciscains, les pompiers toujours au service de la population, les gendarmes qui veillent sur la sécurité, les enseignants et tous ceux qui, par leur activité, animent le village. Tous étaient vivement félicités.
Il terminait son propos sur le concours de la poule au pot, le « Bouclier de Galinus » étant resté à Francescas pour la deuxième année consécutive et félicitait les cuisinières.
Le verre de l'amitié était ensuite partagé et clôturait tardivement cette cérémonie des voeux.
2009: « La Station », crée en 2002, s'est agrandieLa diversité pour atout dans la boutique de Sylvie. Photo Paulette Guerrini. La diversité pour atout dans la boutique de Sylvie. Sourire, disponibilité, serviabilité sont les adjectifs que les clients emploient pour qualifier l'accueil que leur réserve Sylvie à « La Station ». C'est sous cette dénomination que les habitants de Francescas désignent, compte tenu de son histoire, l'ensemble commercial qui abrite la station-service et le magasin de presse du village.
Car à l'annonce de la fermeture de l'unique station d'essence et du départ du marchand de journaux-papeterie, le conseil municipal s'était mobilisé et impliqué financièrement voilà quelques années, sous l'impulsion du maire Raymond Soucaret, pour sauvegarder ces deux services de proximité. Et depuis cette date, Sylvie, gérante, n'a de cesse de faire vivre sa petite entreprise souhaitant ne pas être rattrapée par la crise. La rentabilité de l'établissement passe par une importante amplitude horaire d'ouverture du magasin, beaucoup de ténacité et un moral sans faille pour fidéliser la clientèle.
Véritable caverne d'Ali Baba, la boutique offre toujours plus de services tels que la vente de la presse, de cartes téléphoniques, de friandises, jouets, vêtements, et devenait exiguë. La commune, propriétaire du local, est toujours à l'écoute de ses besoins. Et depuis quelques semaines, l'on peut y trouver dans un îlot spécifique des produits du terroir : jus de fruits, pétillants de fruits, vin et autres denrées non périssables des producteurs locaux.
À l'unanimité, les clients déclarent vouloir conserver le plus longtemps possible ce service de proximité et indiquent en chœur à qui veut l'entendre « allez à « La Station », la survie du petit commerce passe obligatoirement par sa fréquentation. Ce que nous a confirmé le maire Raymond Soucaret, toujours attentif à la conservation de ces services sur sa commune.
14 juil. 2010:Aubiac. Moto. La passagère tuée, le conducteur grièvement blessé
Une nouvelle tragédie s'est produite lundi soir vers 22 h 15. La passagère d'une moto a perdu la vie sur la route départementale 931 suite à une collision contre une voiture. L'accident a eu lieu juste avant l'entrée de la commune d'Aubiac à hauteur d'une intersection. La moto pilotée par son compagnon se dirigeait vers Laplume, tandis que le véhicule roulait en direction d'Agen. Sous l'impact du choc, la Yamaha 1 000 cm3, une cylindrée type « Bouledogue » a rapidement pris feu et la victime se trouvait en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des pompiers et du SMUR. Toutes les tentatives de réanimation sont malheureusement restées vaines. Danielle Malaure, 51 ans, n'a pas survécu à ses blessures. Son conjoint Jean-Louis Planté, 41 ans, a été pour sa part très grièvement blessé dans l'accident. Dirigé sur le centre hospitalier d'Agen sous assistance de médecins du SAMU dans un état jugé préoccupant, il a été amputé d'une jambe et plongé dans un coma artificiel. Il souffrirait de nombreuses lésions. Le couple regagnait vraisemblablement Laplume où il réside en plein cœur du village. Légèrement blessé et choqué le conducteur du véhicule J. M., 19 ans, domicilié à Aubiac, a été transporté à l'hôpital d'Agen. Les gendarmes doivent l'entendre ce matin sur les circonstances de l'accident dans le cadre d'une garde à vue nécessaire à l'enquête.
Selon les premières constatations sur place des gendarmes, le jeune conducteur, au volant d'une 207 Peugeot et titulaire depuis peu du permis, aurait commis une erreur de manœuvre. Il aurait a priori cherché à tourner à gauche au niveau du chemin communal « 2 » qui mène à Estillac. Mais il aurait emprunté le mauvais côté du haricot qui sépare la route, percutant la moto par la gauche. Une trace de freinage relevée sur les lieux semble accréditer cette version des faits. Le dépistage alcoolémie sur le jeune conducteur est négatif. Les résultats de la prise de sang sont attendus sur la recherche éventuelle de stupéfiants.
L'annonce du décès de Danielle Malaure a plongé le bourg de Laplume dans la consternation. Les habitants font état d'un couple discret et charmant qui s'était fixé là voilà cinq ans à la faveur de l'achat d'une maison. Originaire de Francescas, Jean-Louis Planté exerce la profession d'artisan-plombier. Sa compagne était cadre.
Les accidents de moto ne pardonnent pas. Deux drames se sont produits la semaine dernière : un homme de 83 ans mortellement fauché à vélomoteur à Casteljaloux et un lycéen de 19 ans à scooter à Condezaygues. Une note positive, les fillettes des Bouches-du-Rhône grièvement blessées dimanche dans un accident à Bajamont et évacuées à Bordeaux, seraient tirées d'affaire.
23.10.2010:
Transfert de la CCA à « Labourdette »Un permis de construire pour le site de Labourdette.
Si le président Francis Malisani a réuni les conseillers communautaires des coteaux de l'Albret au Nomdieu, à l'ordre du jour figurait le point d'avancement sur le projet de transfert du siège de cette communauté.
Actuellement en mairie du Fréchou pour l'administratif, le conseil communautaire avait adopté en séance du 16 février le principe d'un transfert du siège social sur la commune de Francescas avec pour objectif une meilleure gestion des services.
L'opportunité s'est présentée avec la vente par la commune de Francescas d'un terrain d'environ 7000 m2 et maison au lieudit « Labourdette » et possibilité pour la communauté d'y implanter les services administratifs, un bâtiment à toiture photovoltaïque pour les ateliers et le stationnement des véhicules pour le service voirie.
Implantation plus centrale qui permettra in fine un regroupement des services administratifs et techniques. Le bâtiment voirie est actuellement situé sur la commune de Nérac et de ce fait excentré du territoire de la communauté. La vente de ce bâtiment est actuellement à l'étude.
Jeudi, l'ensemble du conseil communautaire s'est prononcé favorablement d'une part sur l'achat à la commune de Francescas du site de « Labourdette » afin de reprendre à son compte le projet d'extension et d'aménagement du bâtiment et d'autre part de procéder aux différentes formalités administratives liées à ce projet. Le permis de construire déposé initialement par la commune de Francescas vient d'être délivré. L'année 2011 devrait donc voir la concrétisation de ce transfert.Au fil des dossiers : lancement des études pour l'élaboration du plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics ; prorogation des délais pour les travaux différés et fixation du prix des lots pour la zone d'activités du Caudan ; projet de convention avec l'école de musique d'Albret.
2011: Plusieurs fois l'église était un lieu de vandalisme
2011: Station d'épuration d'eau
Journées « portes ouvertes » sur la commune du maire et président d'Eau 47, Raymond Soucaret, ainsi que sur différents sites de la fédération pour son 30e anniversaire. Occasion pour les Franciscains de visiter la nouvelle station d'épuration et le château d'eau, deux éléments indispensables à la vie quotidienne.Un succès pour cette opération, le public s'étant déplacé nombreux sur les deux sites pour écouter les animateurs de la fédération. « A quoi sert cette trompette ? » Interrogation d'un enfant en approchant du château d'eau. Construit dans les années 1980, avec ses 32 m de haut et sa réserve de 600 m3, il dessert par gravité les communes entours.
Mais d'où arrive l'eau ? Elle est pompée dans la Baïse, traitée à la station de Nazareth à découvrir à Nérac, puis envoyée par deux puissantes pompes dans le réservoir. Un circuit sous télésurveillance complète l'installation pour la bonne organisation du service.Quant à la nouvelle station d'épuration très visitée, bien intégrée dans le paysage, elle a suscité de nombreuses questions. Conjugaison de technologie et de la nature avec des filtres plantés en roseaux auxquels vient s'ajouter une lagune intermédiaire, une modernisation dans de traitement qui a satisfait le public.
Station d'épuration inaugurée samedi, le 30.04.2011, à Francescas par le maire également président du Syndicat des eaux du Sud d'Agen Raymond Soucaret, en présence des membres du conseil municipal et de nombreuses personnalités, Conjugaison de technologie et de la nature, cette unité bien intégrée dans le paysage comprend des étages de filtres plantés en roseaux qui détruisent les matières polluantes auxquels vient s'ajouter une lagune intermédiaire. Dimensionnée pour traiter les rejets de 600 équivalents/habitants, elle a mobilisé avec l'achat du terrain un coût total de travaux 290 000 €. Financée par le conseil général, l'Agence de l'eau Adour Garonne, le syndicat à hauteur de 58 000 €, plus la TVA récupérable, la part à la charge de la commune est estimée à 10 %. Réalisation qui s'est révélée nécessaire, l'ancienne station de 1982 étant devenue obsolète.
Le premier en 1947
Après une visite commentée du site par Nicolas Babin, du cabinet Mares, maître d'œuvre, le maire s'est plu à retracer l'historique de ce syndicat constitué en 1947, le premier en Lot-et-Garonne qui s'est élargi aujourd'hui à 45 communes et dont il est le président depuis 1971.
Le maire a avoué « avoir quelques scrupules pour cette inauguration, six communes du syndicat étant dans l'attente d'assainissement. Mais c'est promis en 2014 sauf accident de parcours tous les bourgs seront assainis ». Après les remerciements à toutes les personnes ayant participé ou facilité cette construction qui s'inscrit dans une démarche de développement durable, un vin d'honneur a clôturé l'inauguration.
Juillet 2011: Les locaux de la gendarmerie de Francescas sont vidés depuis du mois de juillet 2011.
2012: Francescas : 207 exploitants, 451 salariés, 320 retraités.
2012: Entouré du Conseil Municipal, le maire R. Soucaret a présenté hier soir, le 22 janvier, les voeux 2012 à la population de Francescas.
Environ 130 personnes des familles et habitants de Francescas ont fait l'honneur à cette invitation.
Samedi après-midi, à la salle des fêtes, s'est déroulée la traditionnelle cérémonie des vœux à la population. En préambule de cette manifestation, le maire Raymond Soucaret, entouré de son Conseil municipal et des responsables d'associations, a accueilli la vingtaine de nouveaux résidants de la commune. La présentation de l'équipe municipale et du personnel communal, ainsi que des activités des associations locales était au menu de cette première partie d'après-midi. Après l'accueil du député Jean Dionis du Séjour, de Francis Malisani, président de la Communauté de communes des Coteaux de l'Albret, de Christian Lussagnet, conseiller général, et de la population venue en très grand nombre, l'édile s'est adressé à l'ensemble des participants.
Maison de la Hire
Des travaux ont été effectués au cours de l'année écoulée, mais en limitant les dépenses pour ne pas alourdir la feuille d'impôts : à l'école (pour l'ouverture d'une classe supplémentaire), réalisation d'un columbarium au cimetière et station d'épuration écologique qui a été inaugurée. Pour 2012, des réalisations importantes sont au programme : la construction du siège de la Communauté de communes, la rénovation de la construction la plus ancienne du village, la maison de La Hire, afin de la sauvegarder. Le projet d'hébergement temporaire du CAT (centre d'aide par le travail) de Mézin est toujours à l'étude. Un tour d'horizon était effectué sur le commerce local avec les changements de directions effectués et à venir. Raymond Soucaret n'a pas caché son inquiétude sur l'artisanat, après cessation d'activité sans repreneur pour cause de retraite. Il s'est adressé en les énumérant aux associations et à leurs bénévoles. Leur dynamisme et le bonheur qu'elles procurent aux adhérents sont les éléments moteurs du développement et de la vie du village.
Par ailleurs, un site Internet Francescas Infos a été créé. Il est mis à jour régulièrement. Un film sur la commune, réalisé par la Communauté de communes, et Gabriel Saint-Mézard était présenté sur grand écran.
La soirée s'est terminée par un apéritif dînatoire concocté et servi par l'équipe du Conseil municipal.
23.01.2012 Francescas. Imany a vu le jour à « Baque »
Plus de quarante années que la mairie franciscaine n'avait pas enregistré de naissance sur la commune. C'est chose faite depuis quelques jours. Au lieudit « Baque » le 23 janvier, à 6 h 21, Imany Wywijas, 3 ,250 kg et 53 cm a poussé son premier cri. Bébé et maman se portent à merveille, Dimitri, le papa, a le sourire aux lèvres et la grande sœur Ysia est en extase.
9 février 2012: Un grand froid exceptionnelle s'est battu sur la France et en particulier sur Francescas. Entre -10° et -14° dans la nuit ont fait gélés la nature.
Découvrez ici quelques photos de Francescas sous la neige