L'histoire de Francescas au 20ième siècle

Au début du XXe siècle, la vie de village se confondait étroitement avec celle de la campagne environnante.
Outre les artisans ou les commercants, une partie des habitants étaient des agriculteurs modestes et des ouvriers agricoles. De ce fait, on trouvait, donnant dans les rues et ruelles ou sur des places, des étables, des écuries, des poulaillers et également des loges à porcs, appelées communément courtils.
Il ne faut pas oublier que chaque exploitations se devrait d'avoir son attelage de bovins pour le travail de la terre. De même, les artisans possédaient chacun un champ et - ou - une vigne dans les environs.
Les places du village, herbeuses l'été et boueuses l'hiver, servaient, au cours de la journée, de basse-cour à de nombreux volatiles. Des canards pataugaient dans l'eau bourbeuse des cannivaux, ou bien allaient s'ébattre dans les mares avoisinantes (les gardoles), dans un grand bruit d'ailes battantes et de "coins..coins" sonores. Les grenouilles qui peuplaient ces lieux s'empressaient alors de se refugier au plus profond.
Les rues, notament la Grande Rue, devenaient en hiver ou par temps pluvieux des cloaques nécessitant parfois l'usage des couloirs de circulation à bases de planches surélevées. Les robes des dames, à cette époque, balayaient encore le sol.
Les moyens de communication n'étaient guère nombreux: d'abord le charreton, voiture à cheval à un essieu, puis le train. dix sous pour Condom et dix pour Nérac à parir de la gare de Lasserre.

1900: Postes et télégraphes ont été nommés: Mme Guy, dame emplyée à Bordeaux, à la recette de Francescas

1901: (29 mai. — 12,193. Ministre de la Guerre. —MM. Porche, rapp.: Saint-Paul, c. du g.).
Vu le recours formé par le ministre de la Guerre,... tendant à ce qu'il plaise au Conseil annuler, dans l'intérêt de la loi, une décision, en date du 25 mai 1901, par laquelle le conseil de revision du départ, de Lot-et-Garonne,siégeant pour le canton de Francescas, a refusé d'accorder au sieur Labadie (Jean-Maurice), de la classe 1900, la dispense qu'il réclamait à titre de frère d'un militaire présent sous les drapeaux; — Ce faire, attendu que le sieur Labadie a présenté sa demande en temps utile et accompagnéerie toutes les justifications; que si. lors de la visite médicale par lui subie au consulat de Saint-Sébastien, il a déclaré vouloir devancer l'appel pour s'engager dans les troupes coloniales, le conseil de j«vision n'en devait pas moinsl'annoter commedispensé; Vu (les lois des 15 juill. 1889, 6 nov. 1890, 20 juill. 1895, 13 mars 1896 et 26 mars 1898);
CONSIDÉRANT qu'il résulte de l'instruction «que le sieur Labadie (Jean-Maurice), appelé de la classe de 1900, avait demandé, lors de son inscription sur les tableaux de recensement, la dispense comme frère d'un militaire présent sous les drapeaux; qu'à la vérité, lors de la visite médicale par lui subie au consulat de France à Saint-Sébastien, il a déclaré vouloir devancer l'appel pour s'engager dans les troupes coloniales;
mais que cette déclaration ne saurait être considérée comme constituant un retrait de sa demande de dispense; que, dès lors, le conseil de révision de Lot-et-Garonne, qui était saisi du dossier renfermant toutes les justifications exigées par les règlements, a violé les dispositions de l'art. 21 de la loi du 15 juill. 1889, en n'accordant pas la dispense réclamée, et que le ministre de la Guerre est fondé à demander l'annulation, dans l'intérêt de la loi, de la décision susvisée, qui a classé le sieur Labadie (Jean-Maurice) dans la première partie de la liste de recrutement;...
(Décision annulée, dans l'intérêt de la loi).

6.8.1901: De Francescas on annonce le prochain mariage de M. Eugène du Bernot de Garros avec Mlle Duprat de Larroquette, fille du général. Félicitations rt voeux de bonheur (journal l'express du midi)

27.8.1901: Le conseil général a alloué 120 Fr à Francescas pour la reconstruction du mur du cimetière.

29.8.1902: Les vétérans. — - Les membres de la section de Francescas à sont invités à se réunir a la mairie le dimanche 31 août, à 3 heures du soir.
Formation de la délégation devant assister, le 7 septembre, à l'inauguration, à Agen, sous la présidence de M. le ministre de la guerre, du monument élevé à la mémoire des mobiles morts à l'ennemi eu 1870; paiement de cotisations. Le délégué: Tourné

16 juin 1903: Les assassins de la Liberté poursuivent la série de leurs exploits. Un policier a aiguillé aux établissements congréganistes de de Francescas, Lamontjole et de Moncrabeau qu'ils étaient condamnés à dispaître le le 31 juillet prochain. C'est monstrueux et de tels attentats soulèvent les protestations de tous les hommes de coeur. Ajoutons que nous avons vu couler bien des larmes chez les élèves de nos dignes religieuses, ce qui prouve combien elles sont aimées et quels regrets elles laisseront. (L'express du midi - Organe quotidien de défense sociale et religieuse)

1904: Ministère de l'intérieur et des cultes. Le Président de la République française:
Sur la proposition du président du conseil, ministre de l'intérieur et des cultes, Vu l'article 43 de la loi du 5 avril 1884;
Le conseil des ministres entendu:
Considérant que, par suite des divisions profondes survenues au sein du conseil municipal de Francescas (Lot-et-Garonne), aucune des affaires soumises à cette assemblée ne peut aboutir, et que, notamment, le budget n'a pu être voté; Considérant que cet état de choses, en se prolongeant, serait de nature à compromettre gravement les intérêts communaux, Décrète:
Art. 1er. — Le conseil municipal de la commune de Francescas (Lot-et-Garonne) est dissous.
Art. 2. —Le président du conseil, ministre de l'intérieur et des cultes, est chargé de l'exécution du présent décret.
Fait à Paris, le 14 novembre 1904. ÉMILELOUBET. Par le Président de la République:
Le président du conseil, ministre de l'intérieur et des cultes, E.Combes

1905: On cite en particulier le cas d'une ferme du canton de Francescas, qui dut être incendiée, après indemnité alloué au propriétaire par le Conseil Général.

5.5.1905: Le Journal Officiel publie la liste des établissements congréganistes dont la fermeture a été ordonnée au 1er octobre 1904, par application de la loi du 7 juillet 1904. Soeurs de Sainte-Anne de Feugarolles à Francescas

16.9.1905 : Ont ete nommes aux recettes buralistes: de Francescas M. Pierre Lespès, adjudant de la 20e section de secrétaires d'état-major

1906, les élections ont eu lieu et Monsieur Armand Mène est élu maire. La décision est prise de déplacer l'abreuvoir, qui était contre le mur de la mairie, et de le transporter sur le foirail, contre le mur du jardin de la gendarmerie. Il est remplacé par une borne fontaine, qui existe encore à ce jour. L'abreuvoir disparaîtra définitivement avec les dernières étables dans le bourg et la suppression ou l'abandon des foires.

1906: M. Barre, perc. de Francescas, à Aiguillon,2° cl., rempl. M.Cazanobes, retraité. M. Trécul, perc. de Lévignac, à Francescas, 3° cl.

1907: Francescas 871 habitants

1908: Nous avons le regret d'annoncer le décès de M. DESCAMPS, vétérinaire à Francescas (Lot-et-Garonne.)

2.6.1908: - Edmond Lassagnet, 20 ans. cultivateur, Adrien Boison, 24 ans, domestique, demeurant à Lasserrre ; Paul Deydié, 23 ans, cultivateur, à Francescas, tous trois poursuivis pour coups et blessures, sont condamnés : Lussagnet à 25 francs d'amende, Boison à 16 francs d'amende. Deydié est acquitté.

1909: Etat civil du 22 au 29 mai. — Naissances : Labeyrie Odette-Marie-Julie-Paule fille de Ernest, receveur de l'enregistrement des domaines et du timbre à Francescas , rue de La Trinité.

19.10.1909. — Encore les gitanos. — Decédément, les bohémiens ont juré de terroriser notre contrée. Les caravanes succèdent aux caravanes.
Mercredi soir encore, plusieurs de ces gens n'ont rien trouvé de mieux, malgré les récriminations des personnes voisines, que de couper le cadenas qui, par ae temps de disette d'eau ferme la pompe de "Bordeaux "; il a fallu l'intervention de M. le Maire et de la gendarmerie pour avoir raison de leur attitude provoquante.
Nous espérons que la municipalité ne tardera pas a prendre un arrêté interdisant aux nomades de tout acabit de stationier sur le territoire de notre commune.
Devant le sans-gêne et l'arrogance de ces messieurs de la Bohème, c'est une mesure qui s'impose. (Journal l'Action Pyrénéenne)

1910: FRANCESCAS. — Arrêté relatif à la boulangerie.
— Voici les termes de l'arrèté municipal relatif à la boulangerie, publié et affiché dimanche 6 novembre :
Article premier. — A partir de la publication du présent arrêté, le pain sera vendu au poids et non suivant sa forme.
Art. 2. — Les boulangers devront peser le pain avant la livraison à l'acheteur, lors même que celui-ci ne l'exigerait pas.
Art. 3. — Les boulangers portant le pain â domicilie â l'aide d'un véhicule quelconque sont soumis aux mêmes obligations ; ils devront être munis des instruments nécessaires à la pesée du pain avant la livraison à l'acheteur.
.Art. 4. — Les pains de luxe et de fantaisie sont ceux du poids de 1 kilo et au-dessous, de n'importe quelle forme ;
ceux-là seuls ne seront pas soumis à l'obligation de la pesée.
Art. 5. — Le pain sera suffiisammeint cuit et de bonne qualité.
.Art. 6. — La taxe officielle du pain sera celle de Nérac.
Art. 7. — La gendarmerie est chargée de l'exécution du présent arrêté.

3.7.1910: — Adoration perpétuelle. — La grande fête de l'Adoration perpétuelle sera célébrée, de façon solenelle, dans notre paroisse, le dimanche 17 juillet;
La semaine prochaine, nous en publierons le programme qui, disons-le déjà, est des mieux composés et des plus artistiques.

1911: Chevaliers du Mérite agricole: Joseph-Charles Poudensan

1911: P.T.T. Mme Vican

1911: 826 habitants

1912: Service téléphonique - L'administration des télégraphes va faire prooéder à l'établissement de lignes électriques, destinées à relier les localités de La Monjoie et Francescas au réseau téléphonique général. Un tracé de cette ligne, indiquant les propriétés privées où il doit être placé des supports (ou conduits) restera pendant trois jours consécutifs, à partir du 14 mai 1912, déposé à la mairie des communes de La Montjoie et Francascas, où les intéressés peuvent en prendre connaissance et présenter leurs observations ou réclamations.

1912: Nos fêtes. — Nos fêtes annuelles auront lieu les 2 et 3 juin. Une commission qui vient de se former s'en occupe activement.
Nous pouvons annoncer d'ores et déjà que le programme comprendra des courses de chevaux qui se feront dans la vaste prairie de M. Besse, mise à la disposition des organisateurs. Si on ajoute à cela des courses et jeux variés, une illumination et un superbe feu d'artifice, on peut dire à l'avance que les fêtes de 1912 compteront parmi les plus belles et les plus réussies. Nous faisons des voeux pour qu'elles attirent comme autrefois une multitude d'étrangers
dans notre ville. Nous savons que le comité ne négligera rien pour cela.

1912: Distinctions honorifiques de la Faculté de Médecine de Toulouse: MM. Duboscq de Francescas est nommé officier d'académie.

1912: Distinctions honorifiques. —Sont nommes dans l'ordre de la Légion d'honneur. Officiers de l'Instruction publique. Esquirol (de Francescas)

02.10.1912 - Messe de départ. - Dimanche dernier a été célébrée, dans notre église paroissiale, la messe de départ.
Nos jeunes conscrits, qui avaient bien voulu répondre à l'appel qui leur avait été, s'étaient réunis au presbytère? C'est là qu'on va les prendre processionnellement pour les conduire à l'église, où, frapeau en tête, ils font leur entrée aux accents d'une marche militaire exécutée à l'harmonium. Nos dévoués chanteuirs, voulant témoigner de leur sympathie envers leurs camerades qui vont nous quitter, étaient au grand complet. Aidés des chanteuses, ils ont fait entendre plusieurs morceaux parmi lesquels le choeur a trois voix, et tout à fait de circonstance « Dieu le veut », de Gounod. Dans une allocution empreinte du plus pur patriotisme, M. l'archiprêtre a éloquemment dit aux jeunes conscrits que dans les difficultés et les exigences de la vie militaire, ils seraient soutenus par deux grandes forces morales : la Patrie et la Religion.
Braves conscrits, soyez fidèles à ces excellents conseils. La patrie vous appelle, allez ! Acceptez joyeusement les sacrifices de la séparation que cela va vous imposer. Partez vaillamment défendre le drapeau de la France, ce drapeau qui, dans ses plis, abrite ces deux mots magiques qui doivent soulever d'enthousiasme vos jeunes coeurs de catholiques et de Français : Honneur et Patrie!

6.10.1912 — Congrès eucharistique. — Nous tenons à rappeler a nos amis et lecteurs que c'est aujourd'hui, dans notre ville, que se tiendra le deuxième Congrès des catholiques du canton. Disons-lieur une fois encore que la première séance se tiendra dans la salle paroissiale, le matin, à dix heures précises. Elle sera consacrée aux oeuvres rurales : syndicats agricoles, caisses de crédit etc., etc. Après un rapport d'ensemble sur ces oeuvres, M. Moustier, avocat à Maramnde, prendra la parole. C'est dire que cette première réunion intéressera tout particulièrement les hommes, qui seront là en grand nombre, nous n'en doutons pas. A onze heures aura lieu la messe solennelle du Congrès, où des chants de circonstance seront exécutés. A cette occasion, M. l'abbé Simon, le très sympathique curé de Meneaux, a bien voulu promettre le concours de sa belle voix. A deux heures de l'après-midi se tiendra dans le jardin du presbytère, l'assemblée générale. Plusieurs rapports seront lus et discutes. La réunion se termimera par un discours sur l' « Action catholique », que fera M. Jacques Amblard, le jeune et brillant avocat du barreau d'Agen.
La journée se terminera par le salut solennel du Très Saint Sacrement et le discours de M. le chanoine Dubourg, représentant de Monseigneur lévèque.
Que tous les catholiques fassent leur devoir dimanche. Qu'ils recommencent à comprendre ce qu'ils n'auraient jamais dû oublier : que, s'ils veulent être forts, ils doivent d'abord être unis.

5 août 1914: Sont nuturalisés Français, par application de la loi:
BOLLO (Joseph), chiffonnier, né le 8 mai 1881 à Ortoneda (Espagne), demeurant à Francescas (Lot-et-Garonne).

1914: La Commission décide de proposer au Conseil Général d'accorder la délégation au caInrurode Bachère (Jean), pour
former une Section à Francescas (Lot-et-Garonne), en remplacement du camarade Tourné, démissionnaire.(Le Véteran)

La guerre 1914 - 1918
Francescas, comme toutes les autres communes de France, a payé un lourd tribut à l'effroyable tourmente de la guerre, dite première guerre mondiale.
Trente quatre noms sont à jamais gravés sur le monument érigé à leur mémoire.

Les morts Lot-et-Garonnais de la Grande Guerre 1914 - 1918

CANTON DE FRANCESCAS
Fieux. 12
Francescas. 25
Lamontjoie. 14
Lasserre. 14
Moncrabeau. 70
Nomdieu. 10
St. Vincent-Lamontjoie. 20
au total: 165

Les soldats originaires de Francescas morts en 14-18
BOISON Adrien - BULLICH Marcel - CAEILLES Joseph - CAPOT Jules - CAPOT Lucien - CARDERO Adrien - CASTAING François - CORNE Aurélien - DARBON Norbert - DESPEYROUX Maurice - DUCASSE Alfred - DUPIN Maximilien - DUPONT Lucien - DUPOUY Louis - DUPRAT Jean - FLEURY Antoine - FRAYSSE Jean - GACHEDOIT Norbert - GAUDET Herman - LAROSE Pierre - LASSOUJADE Cyprien - LAUGA Jean - LAUNET Norbert - MANSARICQ Bernard - MANSARICQn - MAZERET Emile - PILLET Roger - POUYMONBRAT Armand - RIQUE Pierre - ROIRAND Armand - SEGUES Ismael - VERDIER Pierre - VERGOIGNAN Félix - ROUQUETTE Adrien

Dominique Gauze, un citoyen de Francescas, effectue des recherches pour les 34 Poilus de la commune de Francescas.
Au départ il travaille avec des documents d'état-civil. S'ensuit une correspondance avec les mairies, afin d'établir une généalogie simple.
Ces renseignements lui permettent d'obtenir des documents, des courriers et des photos, mais aussi, grâce aux archives de l'armée, de retracer les parcours militaires.
Les Poilus franciscains, dont l'âge moyen est de 29-30 ans, représentent à l'époque 4% de la population: 25 sont des cultivateurs, trois sont des domestiques agricoles.
Il y a également un métayer, un chevrier, un charpentier, un boucher et un bouchonnier. Six d'entre eux perdront la vie en 1914, huit en 1915, sept en 1916, lors de la bataille de Verdun, six en 1917 et six en 1918. La majorité (14) est tuée sur la ligne de front, les autres mourront des suites de blessures ou des maladies. Sept sont porté disparus et présumés tués sur le front.

Pendant la guerre 14-18, Mme Vica, était responsable de la Poste.

1915: Georges Dumesnil (1855-1916) il fait de Téquou, la ferme qu'il achète près de Francescas, une petite maison rustique qu'il appelle "Les Marguerites" en honneur de Marguerite de Navarre et de Marguerite de Bourbon.
Il donnera une conférence sur invitation du maire à Francescas, le 8 avril 1915 à la salle Lalanne, où il parlait des "Convoitises allemandes et de l'idéal français.

1915: — Félicitations. — M. Lhérisson, demeurant au Garos, a reçu une lettre du lieutenant-colonel du 14° d'infanterie félicitant le courage de son fils Lhérlsson, soldat de 2» classe : » S'est particulièrement distingué pour chasser d'une mitrailleuse ennemie les quatre hommes qui la faisaient fonctionner. »

20 juin 1915: Service des soldats disparus - MAZERET (Gédéon), du 143' d'infant., de Francescas

1915: Prisonniers de Guerre Rapatriés - Nous continuons à publier ci-dessous les noms des prisonniers de retour d'Allemagne et qui viennent de rentrer dans leur famille.
A leurs noms, nous ajoutons leurs adresses, avec a désignation du camp où ils étaient détenus :
Le docteur Emile ESQUIROL, aide-major de 1" classe au 20' d'infanterie, fait prisonnier le 22 août, aux environs de Bertrix, interné d'abord à Alten-Grabow, puis à Langensalza et enfin à Cassel, à Francescas (Lot-et- Garonne) .

1917: Apparition d'épidémies - Une épidémie de rougeole ayant fait son apparition dans les communes de Francescas, Lasserre, Moncrabeau (Lot-et-Garonne), ces localités seront, jusqu'à nouvel ordre, interdites aux permissionnaires.

20.8.1917: Achat des cuivres rouges par l'état à Francescas pour l'armée

1918: Les morts de la Grande Guerre 1914-1918: Francescas 25

1920: FOURNET (Joseph), facteur rural à Francescas.

1921 : Le monument des morts est inauguré. Le bureau des Poste est transféré à la maison Vican, rue porte de Bordeaux. Le budget est de 44 267,04 francs.

1922: Un mouvement d'occupation du sol par les immigrants est manifeste au début des années 1920, et parmi eux les Italiens venus en masse dans le Sud-Ouest vont rapidement accaparer l'attention des défenseurs de "la terre française au Français". Déjà à la suite d'une communication du ministre de l'Agriculture, à propos de l'achat par 1500 familles italiennes de propriétés d'une valeur de 10 millions de francs et du rôle de la Banque de Bergame en la matière, le préfet du Lot-et-Garonne confirme au ministre de l'Intérieure l'installation d'un assez grand nombre de famille depuis 1922. L'immigraion est particulièrement intense, selon ses termes, dans l'arrondissement de Nérac. A Nérac même, 1/7 des terres sont officiellement dans les mains italiennes comme à Francescas et Moncrabeau. Il semblerait que ces vastes opérations foncières aient été conduites par un sénateur, grand banqieur, le marquis Della Torre.

1922: Sur lai proposition des Sections, le Conseil prononce la radiation pour non paiement des cotisations, des 836 camarades suivants : SectionCentrale : Le Conseil Général prononce la radiation de la Délégation de de Francescas, demandée par les Services administratifs.

1923: Ont été nommés receveurs buralistes de 2e classe, 1« catégorie : M. Frater, receveur buraliste à Francescas

17 mai 1925: installation du nouveau conseil municipal, ont été élus: Broc Louis, Amédée Clément, Bachère Alfred, Couloumet Pierre, Despeyroux Jean, Denux Augustin, Ptézeguet Pierre, Fantoba Pierre, Fournier Lucien, Labadie André, Laclavière Augustin, Lucante René. Election du maire au premier tour: Broc

1926: Resseguier, de Francescas (Lot-et-Garonne), non installé, à Saint-Germain-des-Prés (Tarn).

1927: Agent-Correspondant du Contentieux Européen (Renseignements commerciaux) - Francescas, place d'Armes, chez M. Pierre Fortin

1927: Dans les P.T.T. sont nommés receveurs: Mme Malric

6 mars1924: A cette date a eu lieu l'élection d'une Reine pour représenter Francescas à la fête du pruneau au gravier à Agen. A été élue mademoiselle Alix Morin avec 18 voix.

Janvier 1928: LA MÉDAILLE DE LA MUTUALITÉ
Les récompenses suivantes sont accordées pour services rendus à la mutualité, aux personnes dont les noms suivent : Faure à Francescas

1930: Les dispositions du décret du 11 juillet 1930, par lesquelles la justice de paix de Francescas a été réunie à celle de Nérac (Lot-et-Garonne), sous la juridiction du juge de paix de ce dernier canton.

1930: Marie Madeleine Machet (institutrice à Francescas?) a peint le tableau "Vieilles Rues à Francescas". D'abord institutrice dans sa commune natale, elle s'installe à Paris après un périple à travers la France. Elle conduit parallèlement une carière de peintre et expose au salon des indépendants bordelais en 1930 quelques toiles d'inspiration Lot-et-Garonnaise: Vieilles Rues à Nérac et Vieilles Rues à Francescas. Elle expose en 1924 à Agen.

En 1931: l'électrification est terminée.

Entre les deux guerres, les Bal masqués, qui ont eu lieu dans les cafés, étaient bien connues.

A la Porte Neuve a eu lieu la 'Fête de la Vignette' avec musique, manège et un pousse-pousse

1931: P.T.T. Receveur - Mme Chevalier, de Francescas est muté à Saint-Germe

19.10.1931: Conseil d'arrondissement - MM. Denux, républicain indépendant, 477 voix, élu ; Laborde, communiste 96.

1932: Service P.T.T.: Receveurs et receveuses de 6e classe à Francescas: Mlle Cebert

1932: "Un Sauveur nous est né", publication des Chrétiens évangéliques. Francescas (Lot-et-Garonne), 44 p. illustrées,
2 fr. 50. Ce joli souvenir de Noel renferme une notice par M. G. Tournier sur le château de Mursay, propriété d'A. d'Aubigné.

1935: Département du Lot-et-Garonne. La justice de paix de Francescas a été rattachée à celle de Mézin, sous la juridiction du juge de paix de ce dernier canton.

13.5.1935: — M. Denux. maire sortant, Union républicaine, 127 voix (élu).

1935
Bruxelles, 3 avril. Par téléphone. D'après les renseignements que lui avait donnés la Sûreté nationale française, la police judiciaire de Bruxelles avait établi, hier soir, une surveillance aux abords d'une maison voisine de la gare du Midi où Norbert Bartozek, le marchand de savon- et stérilisateur, allait voir dans une chambre un libertaire français, Fernand Peyre, né à Francescas (Lot-et-Garonne), en 1889. Cette chambre était, parait-il, le lieu de rendez-vous des libertaires. Hier soir, donc, la police mettait en état d'arrestation, non seulement Peyre, mais encore deux autres Français, professant des doctrines libertaires, qui venaient lui rendre visite l'un d'eux n'est autre que: Henri Ferjasse, âgé de 24 ans; originaire dé Saint-Ouen (Seine), anarchiste notoire, condamné le 17 octobre 1933 à un an de prison pour insoumission et Objection de conscience par le tribunal militaire de Paris, après un procès où il affirma ses convictions antipatriotiques. L'autre est né à Ecommoy (Sarthe), en 1888.(Journal Le Matin)

Etat civil 1937. — Naissances ; Serge- Bernard Bonnet, 31 janvier ; Mario-Robert Mangili, 22 février ; Elise-Pierrette Lorieau, 10 février ; Pierrette Siméon, 13 avril ; Yves Cornelia. 11 mai ; Yvette Cornella. 11 mai ; abGrielle Bouglon. 21 août ; Francis-Raymond Dupouy, 2 novembre ; Françoise-Jeanne Labadié.
4 décembre
Mariages : Ferrucio Glraldello et Catherine- Constantia Begué, 11 août ; Calixte- François-Arthur Béraut et Aimee- Alphonsine Tarrit. 23 octobre.
Décès : Siméon Lespiault, 64 ans, rue Porte-Neuve, 21 janvier : Alfred Jougla, 71 ans, à Carcasson. 16 février; Ferdinand Capot, 70 ans. à Planté, 3 mars;
Oswald Labadie, 64 ans. à Cerclé, 10 avril ; Jean Despeyroux. 82 ans, à Battue, 8 mai ; Edouard Dubosq, 93 ans, rue Porte-de-Bordeaux, 24 mai ; Catherine
Massartie, 70 ans, rue Porte-Neuve. 22 juin ; Marie-Louise Capot, 79 ans, à Bonaccueil, 5 juillet ; Jean Verdier. 74 ans, rue Montouzin. 9 août ; Marie
Durrat, 89 ans, à Larroué, 16 décembre

1938 : contamination des eaux. Travaux au puits des Charteux. Achat d’une pompe pour les puits de Porteneuve. Monsieur Labarbe est nommé cantonnier communal. Achat de la maison Tardin pour démolition et accès au boulevard extérieur. Le budget et de 94 095,54 francs.

La guerre de 39-45

Liste officielle ... des prisonniers de guerre français : d'après les renseignements fournis par l'autorité militaire allemande:

Capot (Yvan), 5-8-i8, Francescas (L.-et-'G.), s.-lieul., i.V R.I. (1940)

Gazères (Lucien), 8-11-06, Francescas, iro cl., 317° R.A.C.L. 124.(1940)

Amédée (Constant), 28-12-09, Francescas (L.-et-G,), 1™ cl., 52» G.R.D.I. (1940)

Fantona (Léon), 27-1-01, Francescas, 2° cl., 616° R.P. 131 (1941)

Megro (Elie), 23-5-oG, Francescas, 2° cl., /117e R.P. St. II B.(1941)

Barthis (Louis), 2/1-2-07, Francescas, iT° cl., 42° 1/2 B.M.I.C. St. IV B. (1941)

Gazères (Lucien), 8-11-06, Francescas, iro cl., 317° R.A.C.L. 124.(1940)

Maurin (Yvan), 2g-6-i2, Francescas, cap., 407° R.P. Sl. II D. (1941)

Trézéguet (Maurice), 2g-i2-i3, Francescas, cap.-c, 28' R.G.P. St. IID. (1941)

Départs pour l'Allemagne des ressortissants italiens.
Départs des 23 et 26 octobre, des 06, 09, 17, 18 et 25 novembre, des 02 et 15 décembre 1943, organisé: listes nominatives (1943).

1940: On prie d'annoncer le mariage de M. René Chapus, fils de M. et Mme Henri Chapus, avec Mme Rose-Marie Palet, célébré dans l'intimité à Francescas

3 mai 1941: Dans les assemblés municipales - Par arrêté de l'amiral de la flotle ministre secrétaire d'Etat a l'Intérieur, sont dissous les Conseils municipaux des communes suivantes Epeigné-les-Bois (Indre-et-Loire); La Rivière (Isère), Saint-Sylvestre-sur-Lot (Lol-et-Garonne), Palleville (Tarn) impossibilité de constituer une municipalité apte à gérer de façon satisfaisante les affaires communales.
Francescas (Lot-et-Garonne) n'apporte pas une aide efficace à l'oeuvre de rénovation nationale entreprise par le gouvernement.

1941 / 04/1943 Famille Smrodyni - Shmuel, menuisier-ébéniste, et son épouse Noami Smrodyni juifs polonais, et leurs deux enfants, Judith (dite Odette), née en 1927 à Paris, et Charles, né en 1936 à Tel Aviv se réfugient à Francescas. Ils partiront en avril 1943, prévenu par un gendarme d'un risque de dénonciation.

1943: est édité le livre: "Introduction à la Bible" par Pasteur William Henri Guiton à Francescas -, Edition de l'Union des chrétiens évangéliques de France. Il y avait donc encore une communauté protestante à Francescas à cette époque.

Introduction à la bible 1943

Départ du 10 février 1944 pour les cantons d'Astaffort, Francescas, Laplume, Port-Sainte-Marie, Puymirol, organisé: listes nominatives 1944). 1943-1944 Exécutions sommaires, par les troupes allemandes, a Saint-Pierre-de-Clairac le 07 juin, fusillades dans la région de Casteljaloux le 10 juin, a Monbalen le 17 juin, a Laroque-Timbaut et a Francescas les 16 et 20 juin, coups de feu tirés par un avion allemand survolant la ville d'Agen le 18 juin, exécutions de six personnes a Buzet-sur-Baise le 22 juin, fusillade a Tonneins le 22 juin, a Saint-Sixte le 23 juin, a Tournon-d'Agenais le 3 juillet, enqueteé: proces-verbaux, notes, rapports (1944).

Maurice Parisot et les combats du Bataillon de l'Armagnac
Le 6 juin 1944, un convoi de camions et de camionnettes amène à Castelnau-sur-l'Auvignon, ou vit le colonel Hilaire sous l'identité d'un paisible réfugié belge, des maquisards et des containers d'armes provenant des parachutages. Le nombre des hommes dépasse les quatre cents en quelques jours. Parmi eux, un important groupe d'Espagnols commandés par Tomas Guerrero, dit é Camillo é, un combattant qui a perdu une jambe dans les luttes antifranquistes. Le Bataillon de Castelnau procède à des attaques, notamment a Astaffort (Lot-et-Garonne) et à Francescas, tuant ou faisant prisonniers des Allemands et des miliciens.

En 1944, le 20 Juin, un groupe de résitant espagnol se fait arrêter et fussiler à l'endroit ou se trouve aujourd'hui le monument de mort espagnols, route Lasserre. La rue s'appelle 'Chemin des Espagnols".
Au moment, que les allemands interceptent les espagnols, un jeune homme de ce groupe voit Mr. Gouget, citoyen de Francescas, travailler ses vignes avec deux vaches, à quelques metres de l'événement. Le nom du jeune espagnol était Eusebio Salegui. 5 de ses camarades sont morts dans ce guet-apens.
Sans la moindre hésitation, il prends en charge les vaches et joue parfaitement le rôle d'un employé, pas du tout concerné par les événements, qui vont se dérouler, et complètement ignoré par les allemands.
Il échapa a cette fusillade, qui mettra fin au groupe espagnol de la résistance.
Malheureusement, Mme Chevalier, une alsacienne habitant à l'angle de la Place Centrale et la Rue de Bordeaux, a été tuée par une balle perdue lors de cette action.

Cette personne a actuellement 78 ans, elle a adressé cet e-mail au site de MER47, suite à "Hommage Francescas et Castelnau-Auvignon" et "Photos Francescas le 20/06/2009"
Le 20 juin 1944, il avait 12 ans et a été un des témoins des évènements à Francescas.
Il indique qu’il était à Francescas (Lot-&-Garonne) le jour du 20 juin 1944 et avec ses 12 ans, il a vécu le baptême du feu et a suivi les évènements de la journée. Pour lui, une Civile, abattue par les balles nazies ou communistes ??, il s’agit de Mme Chevalier Lucie, Ernestine née Champion (1895-09-03 - 1944-20-06), ne figure sur aucun Monument ? !

En 1944, le gendarme Jean Texier, comme bien d'autres, à alerté les juives à Francescas des arrestations et déportations. Les soldats allemands, qui ont sans doute compris ce "jeux de la chatte et de la sourie", ont donc décidé une action punitive en faisant sauter la gendarmerie de Francescas. Jean Texier, qui a pris connaissance de ce danger, à mis sa fille Jacqueline à l'abrie dans la famille Gauze. Il n'est pas connu, par quel miracle la gendarmerie a été finalement épargnée.

22 octobre 1944 : Le Conseil Municipal demande le remplacement de deux membres du bureau de bienfaisance : Monsieur le Docteur Esquirol, membre de la délégation spéciale et président de la légion A.C. et Monsieur Girard, vétérinaire, chef de la JAC, s’étant fait remarquer par leurs activités lors de la visite du Marechal Pétain. Ces deux membres sont remplacés par Amédée Aldaî et Lestage Yvonne. Le Conseil confirme dans leurs fonctions les employés communaux : Lalanne Roger : secrétaire de mairie, Labadie ; appariteur, Labarbe : cantonnier et augmente leurs salaires.

1944: Franck d'Artenset de la Farge est né le 2 août 1890 à Moncrabeau.
Officier de réserve vétéran de 14-18, décoré Chevalier de la Légion d'honneur. Propriétaire-cultivateur au Château de la Hitte, Moncrabeau
Chef départemental de la Milice Française (Tarn et Garonne) Chef de Cahorte du SOL & de la France-Garde bénévole (IIIième Cohorte, Nérac - Lot-et-Garonne). Promu chef Départemental de la Milice Française du Tarn-et-Garonne à la mi-avril 1944.
A organisé des rassemblement noramment les cantons Nérac, Sos, Lavardac, Francescas, Mézin, Damazan, Port Sainte-Marie et Aiguillon
(Encyclopédie de l'Ordre Nouveau - Histoire du SOL, de la Milice Française & les Mouvements de la Collaboration Vomume 5 ...By Grégory Bouysse)

 

1945: Les soeurs Fies vendent la maison sur la Place Centrale, ou se trouve aujourd'hui La Poste.

1945: Dans les Pyrénées, la Saintonge, à Nérac, à Francescas- en-Armagnac, à Eauze, à Montcarret, on a découvert les substructions d'importantes ... et celles de Saintes, dont il ne reste que des vestiges, étaient également très importantes.(Les trésors d'art de l'Aquitaine Joseph Vital-Mareille - 1945 - 126 pages - Extraits)

26 janvier 1947: achat des terrains de sport

8 mai 1947: Lestrade Irénée est élu maire en remplacement de Monsieur Laborde, démissionnaire. Le Conseil vote l'abandon du projet de la salle municipale (atelier Labadie). Les Domaines ont contesté la valeur d'chat du bâtiment, ce qui a provoqué la démission de Laborde.

18 novembre 1948 - Dérapage près de Nérac
Enfin, le plus terrible peut-être de tous les accidents s'est produit hier, vers 16h, sur la route de Francescas à Nérac. Une auto, dans laquelle avaient pris place cing jeunes gens, a dérapé sur la chaussée glissante et après avoir sur plus de trente mètres de bas côté de la route, elle a littéralement explosé contre un arbre.
De l'amas de ferraille on retirera les corps de Jules (19 ans) et Huguettes Maretto, habitant de Francescas. Les trous autres occupants: Jean Michel Moretto, 18 ans, Jean Jérôme Toulouse, 25 ans de Saint Gaudens et Jean Guirard, 25 ans, d'Aulon, (Haute Garonne)qui conduisait, ont été hospitalisés à Nérac. L'état est très grave.(Journal Sud-Ouest)

1953: Coopérative agricole de motoculture La Vigneronne de Francescas. Siège social : Francescas. 48-269. — Coopérative agricole de motoculture La Rondelle, commune de Franscescas. Siège social: Francescas. 48-270. —

1953: R. Soucaret se présente aux élections municipales, mais sa liste est battu sévèrement la liste de René Bousquet.

15 decembre 1953
OFFRES A VENDRE ou gérance, boucherie charcuterie. Urgt. S'adresser à Bachère, Francescas ( L. et G.).(Journal Sud-Ouest)

1957: L'eau courante est arrivé

1960: Pasteur Catel écrit le livre "L'oecuménisme catholique" à Francescas -, Union des chrétiens évangéliques de France.

La première télévision était installée chez le coiffeur Barthe (Pigeonnier du Restaurant de la Hire)

26 avril 1961
D'un jugement rendu Je 28 février 1961, il appert que le sieur J. B.... demeurant à FRANCESCAS ( L. et GJ.) a été
condamné, pour non paiement de cotisations arriérées à la Caisse artisanale nationale ( C.A. î C. C. A. V. A.). à une amende de 50 NF et au paiement de 433,20 NF de cotisations. Le coût de la présente insertion a été mis à la charge du contrevenant. (Journal Sud-Ouest)

29 mai 1961 (Sud-Ouest)
Le Rallye des officiers et sous-officiers de réserve
comptant pour la finale de la IVe région militaire de Bordeaux s'est disputée sous la présidence du général de LabarthePoitiers, 23 mal. — Ces épreuves se sont déroulées en présence des chefs de subdivision de la 4e région militaire et sous la présidence du général de Labarthe, commandant la 4e région.
Après un parcours très difficile et des épreuves qui durèrent la moitié de la nuit et la majeure partie de la journée de dimanche, les douze équipes, composées chacune de six hommes, ne connurent les résultats qu'en fin d'après-midi de dimanche.
Voici ces résultats :
11. Equipe du capitaine Grivet (de Francescas), composée du maréchal des logis-chef Casserotto, du maréchal des logis-chef Cabop, du maréchal des logis Bristalon, du sergent Fristalon, du sergent Branquègue.

1962: M. Sudre (Michel-Guy-René), notaire à la résidence de Francescas (Lot-et-Garonne), en remplacement de M. Boutet (Marius-Jean- Raymond), dont la démission a été acceptée par arrêté du 26 mars 1962.

2 janvier 1962 Chez le boulanger philosophe
Chaque Année, avec sa femme et ses enfants, Serge et Isabelle Montigny Montigny revient au coeur de son cher Lot-et-Garonne, auprès de ses parents de Saint-Caprais, de Tonneins, de Mézin, de Nérac, de Lavardac, de Dolmeyrac . Avec une
affection enthousiaste, il retrouve , à Francescas , son oncle le boulanger Olivier , le « philosophe du pays », qui Incarne à ses yeux l'équilibre aimable et la sagesse souriante. Serge Montigny, citadin, est resté un terrien et un amoureux de la nature.
Voyez comme la lointaine influence de Rousseau est demeurée en lui.
Sa plus grande distraction- S'enfuir dans la campagne , aux environs de Paris, respirer à pleins poumons; et, dans la capitale , promeneur solitaire à son tour, flâner à pied, à la façon de Léon.Paul Fargup aussi, « afin , confie-t-il, de voir, aux arbres des avenues et à l'herbe des squares , se dérouler le cycle des saisons.(Journal Sud-Ouest)

1963: Naissance du groupe Jet Rocket's par Francis Lestrade (Le Less) Saxo-Guitare Solo Yvon Bollo ( le Kix) Chant-Harmonica-Ocarina-Flûte; Jean-Jacques Couturier (Gigi) Chant-Bongos-Maracas Christian Gauze (Le Léo) Saxophone Alain Bollo ( Le Nène) Batterie Daniel Duprat ( le Gus) Clarinette Robert Le Goff ( Polaris) Guitare Rythmique. La réussite de ce orchestre a tenue jusqu'en 1967, l'arméé a mis fin à cette aventure.
Voici quelques pages dédiée à ce groupe de musique

14 avril 1963
A Francescas, une collision fait quatre blessés au lieu-dit Carmoun, à Francescas (Lot-et-Garonne). Une collision s'est produite entre deux voitures, conduites respectivement par M. Guy de Masquard, 29 ans, agent de commerce, demeurant à Colayrac-Saint-Cirq, et par Mme Marie-Louise Chapoulie, 38 ans, cultivatrice au Nomdieu. Les deux conducteurs, ainsi que deux passagères, Anne Chapoulie, 19 ans, Mme Denis Lascabanes, 65 ans, ont été grièvement blessés et transportés dans une clinique d'Agen.(Jnal Sud-Ouest)

3 avril 1966 (Sud-Ouest)
Aujourd'hui Sa Majesté Carnaval au Mas-d'Agenais
AUJOURD'HUI sera clamé et acclamé dans les artères du Mas d'Agenais en fête. Sa Majesté Carnaval, qui ouvrira la marche du cortège et sera accompagné des chars suivants :
Majorettes de Francescas (fanfare), Pompons bleus de Tonneins (fanfare), Joyeuses Pâques, Notre ami Pollux, Pinder, les J.L.R. de Màrmande (fanfare). Mon manège à moi, le Monde du silence, Comme au bon vieux temps. En vacances,
Cadets tonneinquais (fanfare), la Piste aux étoiles. Expédition polaire, les Joyeux Balladins Montalbanais (musique), le Serre-Livre, le Service à porto, Amicale laïque Casteljalousaine (fanfare), la Ronde des heures, le Papillon, le Char
de la reine. La musique de la IVe région militaire.

28.2.1968: René Bousquet démissione sous le pression du conseil municipal. Raymond Soucaret, depuis 1965 à 1968 premier adjoint du maire R. Bousquet, est élu maire de Francescas au deuxième tour par 14 voix.
Mr. Souvaret* est élu maire de Francescas
Le Conseil Municipal de Francescas se reunissiat mercredi soir, suite à la démission de Mr. Bousquet, pour procéder à son remplaçement.
Au deuxième tour, Mr. Soucaret, qui est premier adjoint, a été élu par 12 voix, 1 bulletin blanc sur 13 présents.
Au premier tour du scrutin, M. Bousquet, ancien maire, qui avait obtenu 12 voix sur 13 présents, avait refusé cette nomination, ne revenant pas sur sa décision. (* faute de frappe du journal Sud-Ouest du 29 février 1968)

8 juin 1968 (Sud-Ouest)
Trois automobilistes carbonisés dans une voiture volée
UN tragique accident s'est produit au cours de la nuit de jeudi à vendredi, à Lasserre, où une voiture qui avait été volée dans la nuit du 6 juin à M. Yves Coudouy, demeurant à Montréal-du-Gers (Gers), après avoir manqué un virage sur le CD. 112, au lieu-dit « Moncuquet », a quitté la chaussée et heurté un arbre.
Sous la violence du choc, la voiture s'enflamma. Le conducteur et les passagers, trois jeunes gens employés d'attraction foraine, MM. André Dedieu âgé de 19 ans, domicilié à Agen, Jean-Claude Descorps, 21 ans, de La Teste (Gironde), et Guy Connan, 18 ans, demeurant à Béziers (Hérault), sans doute sérieusement blessés, ne purent se dégager du véhicule en flammes et périrent carbonisés.
Un automobiliste, M. Lunardi, demeurant près du lieu de l'accident découvrit, vers 4 h 30, le drame que l'on situait, hier au soir, à la suite du témoignage d'un autre automobiliste, entre 2 heures et l'arrivée du premier témoin. Deux des corps restaient coincés dans la voiture alors que le troisième, éjecté au moment de l'accident, était à demi carbonisé. L'on jugea de la violence de l'incendie au spectacle d'un ormeau (bordant la chaussée), léché par les flammes jusqu'à 20 mètres de hauteur.
Après avoir alerté M. Lacapère, propriétaire proche de la route, M. Lunardi se mit immédiatement en rapport avec la gendarmerie de Francescas. Ce ne fut qu'à l'arrivée du propriétaire de la voiture et l'employeur des trois jeunes gens que l'on put identifier les trois corps.

28 Juillet 1968 (Sud-Ouest)
Collision entre deux voitures
SAMEDI, vers 9 h 15, sur le cours de Verdun, à Tonneins (Lot-et-Garonne), une voiture conduite par M. Daniel Jougla, 20 ans, cultivateur, demeurant à Francescas (Lot-ct-Garonme), est entrée «n collision avec une autre voiture conduite par M. Etienne Fichet, 45 ans, agriculteur, demeurant à Grateloup (Lot-et-Garonne). Les deux passagères de ce dernier véhicule, Mme Gisèle Fichet et la petite Sylvie Fichet, âgée de trois ans, ont été légèrement blessées et ont pu rejoindre leur domicile. Les deux chauffeurs sont indemnes.

1970: Une voiture, que conduisait M. Pierre Albat, soixante et onze ans, cultivateur à Francescas (Lot-et-Garonne), est tombée dans un ravin, dimanche 13 décembre, vers 7 heures, à Valence-sur-Baïse (Gers). Ses occupants - M. Albat ; son fils André, trente-neuf ans ; sa belle-fille âgée de trente-sept ans et sa petite-fille âgée de dix ans - ont tous été tués. L'accident s'est produit dans un virage, à l'endroit où trois personnes avaient déjà trouvé la mort il y a quelque temps.LE MONDE | 15.12.1970

14 mars 1971: R. Soucaret est à nouveau élu maire de Francescas avec plus que 88% des voix

31 mars 1974
Le libérable saute du train et se blesse grièvement.
TACQUE S. CERVERA , 21 ans , demeurant au lieu dit Bourg " dieu du-Bosc, à Francescas , a ét é victime, hier, d'un stupide accident. Il était 8 h 23 et le train Bordeaux-Nice, dans lequel se trouvait le jeune homme, venait juste de dépasser le passage à niveau de la route de Cahors, et arrivait au lieu dit Fiarys, à Agen.
Jacques Cervera se réveilla en sursaut, constatant qu'il venait de rater la gare d'Agen où il devait descendre. Encore endormi, évaluant mal la vitesse du convoi, il ouvrit la portière et sauta. Le jeune homme, grièvement blessé, ne souffre cependant d'aucune fracture, est surtout atteint au visage. Il a été transporté par l'ambulance des sapeurs-pompiers d'Agen au centre de soins intensifs de l'hôpital Saint-Jacques. Il venait d'effectuer son service militaire et avait fêté sa quille.
récemment .

13 mars 1977: R. Soucaret est à nouveau élu maire de Francescas avec plus que 88% des voix

17 juin 1978 (Sud-Ouest)
L'ouvrier portugais échange 20 000 francs contre un faux billet gagnant de la Loterie.THOMAS LULI vient d'être victime d'une escroquerie audacieuse. Jeudi, il sort de sa banque, à Agen, avec 20 000 francs en poche. Presque la totalité de la paie annuelle de cet ouvrier portugais de Francescas. Chemin faisant, alors qu'il se dirige vers la poste pou renvoyer un mandat à sa famille au Portugal, il rencontre deux personnes qui l'accostent.
Ce sont des Portugais aussi : il apprend qu'ils possèdent un billet de la Loterie nationale qui vaut, selon eux, 30 000 francs. « On ne peut le toucher.. . Si t u veux, on te le vend. Combien as-tu ? » -- Deux millions, répon d M. Luli, mais je veux être sûr que votre billet en vaut bien trois. -- Viens avec nous au bureau de tabac, tu verras bien . » Sûr maintenant de son « aRaire », M.Luli, tout en marchant, donne son argent et prendle billet. II n'était pas arrivé au bureau de tabac, qu'il se retrouvait seul avec le billet dans la main. Les deux autres avaient pris la fuite dans une petite rue avec les 20 000francs.

8 février 1979 (Sud-Oest)
« La science de l'énergie et ses applications ne relèvent plus de la « gadgétique », a pu dire M. Juston-Coumat. Elle est en train d'aborder une nouvelle étape C'est la brigade de gendarmerie de Francescas (LotetGaronne) qui a découvert, un peu
par hasard, le pot aux roses. En effet, le matin du 19 décembre dernier, elle voyait se présenter M. Vincent Cuenca, résidant occasionnellement à Moncrabeau (Lot-et-Garonne). Celuici se plaignait du vol de son chéquier... qu'il avait d'ailleurs
retrouvé. Utilisé par un certain Gaugin, domicilié à Bordeaux, des chèques avaient servi à payer une commande de 7 500 francs de jambons et à la location d'un véhicule (1 000 francs).
L'aprés-midi du même jour, les gendarmes de Francescas se rendaient à la résidence de M. Cuenca, mais ils devaient apprendre que celui-ci était parti pour l'Espagne. Poursuivant leur enquête, les services de gendarmerie qui avaient été saisis de plusieurs plaintes d'éleveurs des Pyrénées-Atlantiques et du Gers, mettaient au jour les agissements délictueux d'une
société spécialisée dans le négoce du bétail : la S.O.P.I.E.V.I.B. (Société pyrénéenne d'import-export viande et bétail) dont le siège est à Artix (P.-A.). La société avait vu le jour en septembre 1978 et était régulièrement enregistrée au tribu- Banque hispanofrançaise. L'expédition des comptes commencée dans le calme PAS D'AFFOLEMENT sur la Côte basque
après la cessation d'activité de la Banque hispano-française, prononcée à la demande de ses responsables par la commission de contrôle des banques (« Sud-Ouest » du 6 février). Cinq jours après l'annonce de cette décision, les agences de Bayonne et de Biarritz de la Société générale, désignées par la Banque de France, ont commencé mercredi l'expédition
des comptes pour la clientèle.
« Tout s« passe bien, sans la moindre précipitation. Indiquait hier aprèsmidi M. Relnaud, directeur de l'agence de Bayonne de la Société générale. En l'occurrence, nous sommes des exécutants, nous soldons les comptes créditeurs à vue ou nous procédons à des transferts vers d'autres établissements bancaires, selon les désirs des titulaires. Ceux-ci se présentent à un rythme normal, tant à Biarritz qu'à Bayonne, sans preuve d'inquiétude. » Dans la matinée d'hier, les deux agences ont ainsi accueilli le dixième environ des quelque 1 500 titulaires de comptes à vue que recensait l'établissement en difficulté.
Dans le même temps, au siège de Biarritz et à la succursale bayonnaise de la Banque hispano-française se poursuivent les opérations de la totalité du personnel, en présence d'un inspecteur général et d'un agent de la Banque de France, spécialement venus de Paris. Une réunion du conseil d'administration devrait se tenir dans le courant de la semaine prochaine. Un trafic de chèques volés découvert lors d'une vente de veaux à Villeréal présentant des coïncidences troublantes avec celle qui a vu le Jour à Francescas, vient de se produire lundi sur le marché aux veaux à Villeréal (Lotet-Garonne) : Des marchands proposaient, en effet, des veaux nourrissons à 500 francs l'unité alors que le cours normal est de 800 francs.
Quelques habitués du marché lot-etgaronnais avaient cru reconnaître dans ces personnages inhabituels des gens rencontrés sur le carreau de Montauban où ils avaient également été très remarqués. Les gendarmes alertés, en interrogeant un des vendeurs apprenaient qu'il avait deux autres complices circulant dans une voiture R 12 immatriculée en Gironde. Les gendarmes convoquaient tout le monde à la brigade. Ils gardaient les papiers du vendeur de veaux. Mais les trois compères, au lieu d'obtempérer, devaient disparaître.
Après examen plus approfondi, les gendarmes s'aperçurent que le permis de conduire notamment était falsifié.
L'enquête permettait par ailleurs de constater que vingttrois veaux avaient été achetés effectivement à Montauban, le 3 février, à l'aide d'un chéquier volé. Il apparut également que le fourgon utilisé avait été loué à Montauban, toujours à l'aide d'un chèque en bois, et que les papiers fournis (permis, carte d'identité, chéquier) avaient été volés le 6 février à M. Jean Cazenave, demeurant près de Pau.
C'était le début d'une surprenante enquête dont on se demande déjà, aujourd'hui, si elle ne va pas aboutir au démantèlement d'une bande spécialisée au niveau régional dans le trafic des chèques et des papiers d'identité volés. Il faut dire que les enquêtes ont été, une fois n'est pas coutume, aidées par le destin. Lors d'une ronde de surveillance, les agents du corps urbain de Bordeaux découvraient devant la gare SaintJean, à Bordeaux, mardi, vers 0 h 10, une R 12 louée le 28 janvier, qui n'avait pas réintégré l'agence de location au terme du contrat.
Les premières investigations permettaient de démasquer les deux occupants du véhicule : Alain Delaruelle, 24 ans, demeurant à Bordeaux-Caudéran, et Gilbert Plancarde, 24 ans également, domicilié à Bordeaux-Bastide. Le premier interrogatoire des suspects faisait découvrir qu'ils étaient partie prenante dans l'opération frauduleuse de Montauban, puis de Villeréal. On apprenait par ailleurs que la R 12 couleur crème dans laquelle ils avaient été retrouvés, avait été louée à l'aide d'un chéquier volé à M. Maestro, qui avait été contraint de le céder sous la menace, le 22 janvier, dans une rue de Bordeaux.
Peu loquaces, les deux hommes, qui sont d'ailleurs incarcérés à Gradignan, n'avouaient aucun autre forfait. Les policiers pensent cependant qu'ils ont à leur actif un palmarès important.
Quant au troisième larron, on sait peu de choses. Là encore, les deux Bordelais arrêtés ne sont guère bavards. A peine parlent-ils d'un certain Manecchi. Il est actuellement en fuite et activement recherché.
Des liens avec l'agression de Casteijaloux ? Le fait que le trio ait circulé à bord d'une R-12 crème, le fait aussi qu' ils ont escroqué à maintes reprises, à l'aide de violences, des papiers et des chéquiers, ont amené les enquêteurs à penser qu'il pouvait y avoir un lien entre ces gangsters et l'agression dont a été victime un épicier septuagénaire de Casteijaloux (« Sud-Ouest » de mardi). Mais rien n'a permis de confirmer, pour l'instant, cette hypothèse. Peut-être l'autopsie qui sera pratiquée aujourd'hui du corps du malheureux épicier permettra-t-elle d'en apprendre davantage.
On a également été tenté, comme nous le disions plus haut, de faire un rapprochement avec une autre affaire de chéquiers volés à Francescas.
Curieusement, les formules « empruntées » avaient servi à une location de véhicules. Mais l'identité (un 'certain Gibouin) de l'indélicat personnage ne paraît pas, pour l'instant, correspondre avec les éléments que l'on possède quant à l'affaire de Villeréal.

19 janvier 1980 (Sud-Ouest)
A la télévision française 10 heures : « L'Aquitaine à village découvert ». Objectif de cette émission qui aura lieu tous les quinze
jours : être à l'affût des'originalités, des caractéristiques historiques et contemporaines des villages qui font l'Aquitaine, mais aussi recréer la fête en y réalisant en direct les émissions.
Des jeux mettront en compétition les habitants de ces villages avec, en fin de saison, un match au sommet qui permettra de couronner du trophée FR 3 le village vainqueur de l'Aquitaine. Cette semaine : Lamontjoie, en Lot-et-Garonne.
En direct depuis la salle des fêtes, de 10 heures à 12 heures, Alain Mayer et Danièle Puydesseau donneront la parole aux habitants. Il y aura aussi des jeux tels que « le Jeu de la poste », « la Mise en question de l'institutrice » par des enfants, des
concours de sketches et de chansons. Avec la participation du maire M.René Itard, du président du Syndicat d'initiative M. Alain Bollo et du père Larigaudie, curé de Lamontjoie.
Participeront également à cette émission : le groupe vocal Vote Moore, l'orchestre Belle Epoque, l'harmonie de Francescas.

1981: Mort de M. Bordeneuve sénateur de Lot-et-Garonne

M. Jacques Bordeneuve, sénateur de Lot-et-Garonne (Gauche dém., M.R.G.), ancien ministre, est décédé samedi 3 janvier, à l'hôpital américain de Neuilly, des suites d'une longue maladie. Il sera remplacé au Sénat par son suppléant, M. Raymond Soucaret, agriculteur, radical de gauche, conseiller général de Francescas.
Né le 26 août 1908, à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Jacques Bordeneuve, avocat, avait siégé sans interruption au Conseil de la République puis au Sénat, de décembre 1946 à mars 1967. De mars 1967 à mai 1968, il avait représenté à l'Assemblée nationale la première circonscription de Lot-et-Garonne (Agen, Nérac) comme député de la Fédération de la Gauche démocrate et socialiste (F.G.D.S.). En septembre 1974, Jacques Bordeneuve avait été réélu sénateur de ce département, Jacques Bordeneuve avait présidé le conseil général de Lot-et-Garonne, de 1960 à 1976. Mais, président de la fédération départementale des radicaux de gauche, il avait soutenu à l'assemblée régionale M. Chaban-Delmas, et les socialistes du département, bravant la direction nationale du P.S., s'étaient opposés, aux élections cantonales de 1976, au président sortant du conseil régional,
qui n'avait pas été réélu.
Ministre de l'éducation nationale dans le dernier gouvernement de la IVe République, celui de M. Pierre Pflimlin (14 mai-31 mai 1958), Jacques Bordeneuve avait eu à peine le temps, pendant ces deux semaines, de prendre en main son département ministériel. Secrétaire d'État aux arts et aux lettres dans les cabinets Guy Mollet (1er février 1956-juin 1957) et Bourgès-Maunoury (13 juin-6 novembre 1957), il avait, en revanche, laissé le souvenir d'un homme de gouvernement efficace et courageux. Son nom restera notamment associé à la restauration du château de Versailles, commencée " sous " André Cornu, son prédécesseur, et achevée par André Malraux.LE MONDE | 06.01.1981

14 septembre 1982 (Sud-Ouest)
Mme" Pierre Planté , M. et Philippe Planté , parents ont la douleur de vous faire du décès de M. Pierre PLANTÉ , survenu à l'âge de 59 ans. Ses obsèques auront lieu aujourd'hui mardi 14 septembre 1982 à 16 h 30 en l'église de Francescas (Lot-et-Garonne).

6 mars1983: R. Soucaret est à nouveau élu maire de Francescas avec plus que 88% des voix

27 novembre 1983
M - André Goulard, son épouse; M. et Mme. Jean Corbellini, Mme. Renée Mussot-Goulard, ses entants; M . e t Mme
Serge Kociak, M. Jean-Michel Corbellini, M. Thierry Mussot-Goulard, ses petits-enfants ont la douleur de vous faire part du décès de M . André GOULARD , croix de guerre 1914-1918, chevalier de la Légion d'honneur, survenu à Francescas, le 25 novembre 1983, à l'âge d e 89 ans.
La cérémonie religieuse aura lieu en l'église de Francescas, ce dimanche 2 7 novembre, à 16 heures.

28 mars 1984 (Sud-Ouest)
Une famille polonaise réunie quarante ans après. La guerre les a séparés. Une séparation qui allait durer quelque quarante années. Une séparation trop longue pour ne pas perdre l'espoir de se revoir un jour. Pourtant, ce jour qu'on n'attendait plus finit par arriver, comme par miracle. Tadeusz, 58 ans aujourd'hui, parti de Czestochowa (Pologne) quand il n'en avait que dix-sept, a « retrouvé » sa mère et sa soeur pendant quelques jours dans sa maison de Francescas (Lot-et-Garonne).
Et Annie, 25 ans, a connu sa grandmère.
Czestochaw a (Pologne) . Une famille comme les autres. La mère, Bronislaw a Halbiniak , et ses deux enfants, Sophie et Tadeusz. Et puis, la guerre qui survient. Tadeusz a 17 ans quand il quitte sa famille pour défendre la patrie. Quelques mois de plus, quand les Allemands le déportent. Quelques années de plus quand l'armée américaine le libère.. . avant de l'employer au camp du Poteau, dans les Landes.
Il vas rester jusqu'en 1953, avant d'aller s'installer dan s le Lot-et-Garonne, à Francescas, où, six ans plus tard, Annie vera le jour.
Les événements ont placé la Pologne à la une des journaux.
Tadeusz sourit autant qu'il pleure devant son petit écran de télévision. Son pays allait s'ouvrir, la frontière se referme, encore plus hermétique, plus lointaine. Qu' à cela ne tienne. C'est dans le désarroi qu'on trouve souvent son énergie. En septembre 1983 , Annie -- elle a alors 23 ans et est employée dans une agence de voyages, parvient à prendre l'avion pour Varsovie.
Il fallait convaincre sa grandmère et sa tante de demander un visa pour venir passer quelques jours en France. Elle a réuni l'argent nécessaire. C'est qu'en Pologne les Halbiniak ne sont pas fortunés, et le billet pour Paris ne vaut pas loin d'un an du salaire moyen. «

1988: Les bolets de M. Bollo
Le candidat socialiste du canton de Francescas (Lot-et-Garonne), M. Yvon Bollo, a proposé, lundi 12 septembre, à son adversaire,
le conseiller général sortant, M. Raymond Soucaret, sénateur (Gauche démocratique), de régler le conflit au cours d'une partie... de cueillette de cèpes ! M. Bollo, ramasseur passionné de champignons, a ainsi formulé sa proposition : " Allons dans les bois, et que celui qui aura ramené le plus grand nombre de cèpes soit déclaré élu ! "

M. Soucaret a refusé de relever le défi mycologique, ne voulant, dit-il, pas tenter le diable en ramassant des bolets satan (champignons non comestibles). M. Bollo en conclut que son adversaire ne connait ni les champignon ni les bons coins et
qu'il " fréquente trop les salons parisiens... "
Pourtant, M. Soucaret réaffirme son attachement aux racines du pays, sinon aux pieds de champignons, et lance ces paroles venimeuses : " J'ai battu deux fois Yvon Bollo, je comprends qu'il préfère jouer les élections à pile ou face. "
LE MONDE | 17.09.1988

1988: Construction d'un système d'irrigation comprenant des conduites souterraines à Fieux Francescas (47) et au sud Nerac (47). (b) Fieux Francescas: 21 km tuyaux, Diamètre nominal 100 mm à 400 mm, pression de service maximale: 21 bar.

12 mars 1989: R. Soucaret est à nouveau élu maire de Francescas avec plus que 88% des voix

1990: Francescas décida de construire un rond-point entre la Porte Neuve et l'avenue de Ligardes. Il a fallu une longue procédure juridique pour obtenir l'expropriation de la propriétaire, afin de démolir sa maison, qui se trouvait à cet endroit.

1992: La préparation des élections sénatoriales Lot-et-Garonne : M. François-Poncet en point de mire

Qu'il soit ou non, le moment venu, candidat à la présidence du Sénat, M. Jean François-Poncet, sénateur sortant, devra d'abord retrouver son siège au palais du Luxembourg. Le président du conseil général et son colistier, M. Raymond Soucaret (UDF-rad.), auront comme adversaires des représentants du PC, du PS et même du FN, mais ils n'auront pas de concurrents dans leur propre camp. Le RPR, dont certains élus avaient envisagé de solliciter les suffrages des grands électeurs, ne sera finalement pas présent.
Tout n'est pas joué pour autant. Au lendemain d'une campagne pour le référendum qui a vu certains conseillers régionaux et généraux RPR militer avec ardeur pour le " non ", alors que M. François-Poncet, président de la branche française du Mouvement européen, faisait campagne pour le " oui ", le comportement de ces élus est l'une des inconnues de ce scrutin _ d'autant que l'annonce, pour les prochaines élections législatives, de la candidature de M. Claude Larroche, maire (UDF) de Villeneuve, dans la circonscription que brigue le président départemental du RPR, M. Michel Gonelle, n'est pas faite pour leur plaire.
Ces élus seront sans doute plus enclins à favoriser M. Soucaret, qui était certes partisan du " oui ", mais qui n'en a pas moins invité M. Charles Pasqua à l'inauguration de la place de l'Appel-du-18-Juin à Francescas et qui s'est félicité, dimanche soir, de la victoire du " non " en Lot-et-Garonne.
Le Parti socialiste présente pour sa part MM. Guy Saint-Martin, conseiller régional, conseiller général, maire de Boé, et Jean-Pierre Ousty, conseiller régional et maire de Tonneins. Le premier, vice-président de la chambre d'agriculture et promoteur du Salon international des fruits et légumes, peut certes redouter lui aussi les effets de son engagement pour Maastricht, mais il pourrait aussi bénéficier de quelques bulletins inattendus venant des rangs RPR. LE MONDE | 26.09.1992

Soeurs Geneviève Argence, née en Algérie mais ayant vécu à Lauzun, de la Congrégation des Filles de Jésus de Vaylats, a passé de nombreuses années à Casteljaloux puis, avec Soeur Janine Vinel à Vianne puis à Francescas. En 1998, elles sont parties en Côte d'Ivoire, mais en 2001 elles ont dû partir de Bouaké car le centre diocésain où elles avaient été nommées ne pouvait plus fonctionner étant donné l'anarchie du pays et l'insécurité grandissante. Actuellement, depuis 2 ans, elles sont au Bénin, près de Cotonou, où  après avoir "regardé" elles mettent en place dispensaire pour la prison, bibliothèque, préparation de couples au mariage etc...

1994, 24 septembre: Juliette Maubec a 105 ans

Juliette Maubec a soufflé hier ses 105 bougies à la maison de retraite les Prés du moulin de Francescas. C'est la troisième fois que l'établissement fête sa doyenne. Une occasion de mettre les petits plats dans les grands et qui rassemble aussi bien les résidents, le personnel que la famille de la centenaire et les élus du petit village.
Tout aussi petit qu'il soit, ce village du sud du département « où il fait particulièrement bon vivre » pourrait bien être précisément une des causes de la longévité de Juliette, relevait le sénateur maire Raymond Soucaret. Et d'ajouter
fièrement « et en plus nous suivons seulement de deux petites longueurs la doyenne du département ».
Originaire d'Algérie, où elle s'est mariée avec un promoteur de chemin de fer, Juliette a élevé trois enfants. Son arrivée en
France remonte aux années 60. Elle s'est installée à quelques lieux seulement de Francescas, dans le Gers, où la qualité de vie lui a aussi particulièrement réussi. En bonne santé depuis son arrivée à la maison de retraite de Francescas début 1992, Juliette subit certes toujours quelques petits problèmes d'audition et de vue, mais garde cependant bien la tête sur les épaules, ainsi qu'un appétit certain pour les gâteaux...d'anniversaire !

1994, 17 octobre: A Francescas, la population commence à se plaindre : l'éclairage extérieur de la commune n'est toujours pas rétabli.

9 juin 1995: " Pourquoi pas nous "
" Une liste en face de Soucaret " disent les animateurs de l'équipe baptisée "Pourquoi pas nous" la suite des événements qui ont eu lieu lors d'une réunion publique [...] un groupe de citoyens a décidé de présenter une liste .
Son but n'est pas de s'opposer mais de proposer et surtout de rétablir dans la commune un dialogue démocratique qui lui fait défaut" : c'est ce que soulignent, dans leur profession de foi, les animateurs de la liste "Pourquoi pas nous". Liste qui se présente cependant " en face de Soucaret " mais qui " au-delà d'un dossier " (NDLR : dossier induit par la perspective de création d'un rond-point) veut " s'intéresser aux problèmes quotidiens de tous les habitants et plus largement à l'avenir de Francescas ".
" La présence des deux listes soumises au jugement des seuls électeurs nous semble, en tout cas, un bienfait pour la démocratie et pour le débat local que nous entendons faire sortir des règlements de comptes privés ou publics... "
écrivent enfin les animateurs de cette liste où apparaissent Anne Carpentier et Guy Nanteuil, les animateurs du Parti d'en rire.
La liste. Annie JHautesserre, Gilles Raynal, Martine Tonin, Jean-Claude Snappe, Delphine Villacreces, Colombo Cristofoli,
Sandrine Snappe, Jacques Amédée, Anne Carpentier et Guy Nanteuil

11 juni 1995: R. Soucaret est à nouveau élu maire de Francescas avec plus que 88% des voix

14 juin 1995: FRANCESCAS REMERCIEMENTS Liste Pourquoi pas nous.
REMERCIEMENTS
Liste Pourquoi pas nous. " Notre liste, Pourquoi pas nous vous remercie tous, électrices et électeurs, d'avoir participé à ce
vote. Votre choix confirme que notre union n'est ni négative, ni un échec. Notre groupe s'étant fixé un but a prouvé que chacun d'entre-nous était solidaire l'un de l'autre et que nous étions tous capables d'aller jusqu'au bout de nos opinions en respectant la liberté d'expression de vous tous.
" Nous n'avons ni peine, ni déception de ce résultat mais, au contraire, un désir encore plus fort de continuer notre action dans la voie que nous nous sommes fixée. "
Liste de Raymond Soucaret. " Les membres de la liste du sénateur Raymond Soucaret félicitent les citoyennes et citoyens de Francescas"

30 juin 1995: Propriétaire et locataire : polémique et grève de la faim
A Francescas, France et Henri Durand auraient entamé une grève de la faim et des soins depuis mercredi. Ils ont 62 et 71 ans et sont handicapés à 100 % et à 80 %. Ils sont arrivés en Lot-et-Garonne, dont France est originaire, il y a dix ans et ont pris alors en location une charmante villa. Pourtant, depuis six ans, ils ne rencontrent plus leur propriétaire que devant un
tribunal où ils ont été assignés pour loyer impayé.
Eux affirment payer leur loyer depuis toujours, photocopies de mandats postaux à la clé, leurs derniers chèques ayant été refusés par leur propriétaire. Menacés d'expulsion, ils ont alerté par courrier le préfet, le maire et obtenu depuis peu l'aide du DAL (Droit au Logement) de Toulouse et Paris.
De leur côté, les propriétaires, M. et Mme Angelo Brignoli, demeurant aussi à Francescas, expliquent que leurs problèmes
ont commencé avec les Durand au bout de deux ans de location, quand ceux-ci auraient modifié de leur propre initiative le loyer de 2 000 à 1 800 francs. Ce qui les a conduit à faire un premier appel à la justice. Ils ont résilié le bail de location, refusé les chèques de règlement et aujourd'hui estiment les impayés à plus de 30 000 francs.
Un différend douloureux qui, peut-être, trouvera une issue le 7 août devant le tribunal.(Sud-Ouest)

25 juillet 1995: Le champ du départ
CHRISTIAN SEGUIN
Loin des plages, sous la canicule, un homme seul sur sa machine. C'est la dernière moisson de Daniel Caumontat. Les vacances n'existent pas. Bienvenue dans la France qui sue au boulot. Quarante-cinq degrés de latitude nord, 0 degré 34 de longitude ouest, entre Nérac et Condom, 142 kilomètres de Mimizan-Plage.
Nous sommes dans le champ d'orge d'Yves et Philippe Bégué, au lieu dit Graudas, commune de Fieux. L'orge a souffert de sécheresse dans sa jeunesse. Il présente une petite maigreur. Un coquelicot agonise. D'ici, on voit bien la France qui nous nourrit. Ce sont des rondeurs flamboyantes de fermière dont Van Gogh aurait pu tirer parti. Les tétons lot-et-garonnais portent des tournesols, des blés coupés, du sorgho, quelques toits de tuile et des jets d'arroseur au-dessus des luxuriances du maïs et des chemins qui passent. Mais à 2 heures de l'après-midi, tout ceci n'est qu'un soutien-gorge en zinc. Hormis quelques particules humaines courbées, au bout de l'horizon, sur les champs de melons, le paysage ne donne pas signe de vie. Le coquelicot vient de mourir. Il n'y a pas de vent ni d'oiseaux.
Daniel Caumontat tient le volant avec la main gauche. Tout de bleu dans sa moissonneuse, sa tenue de travail et ses espadrilles, il montre sa peau tannée et on sent confusément qu'il n'a pas attrapé ça sur la grande plage de Biarritz.
Daniel n'a jamais dit grand-chose. Quand ses parents ont voulu qu'il continue, après le certificat d'études, il a simplement répondu non. C'est comme ça qu'il est devenu laboureur à Castéra-Verduzan puis moissonneur-mécanicien conducteur d'engin à Francescas, chez Raymond Soucaret.
LUI ET SA MACHINE
Voilà bientôt trente ans qu'il traverse l'été au volant d'une batteuse. C'est sa dernière moisson. L'an prochain, Daniel va devenir ouvrier d'entretien dans l'entreprise Corbin Sud, qui a pris la suite de son patron.
Légèrement penché vers l'avant, il plante les yeux sur la barre de coupe. Il ne la lâche jamais. La cabine exhale une haleine de moteur. Nous voici dans un accident de terrain, droit devant une étendue de betteraves sucrières. La poussière de paille se répartit avec un certain bonheur. A quoi rêve un moissonneur qui passe dix heures, un après-midi d'été, dans une parcelle de blé de 15 hectares, sans musique, sans ami, sans boisson ? « A rien, dit Daniel. Au travail bien fait. »
Un bon moissonneur fait corps avec sa machine. Il marche à l'ouïe et au tableau de bord. Il guette le bruit suspect, la température de l'eau, la pression de l'huile. Il sent sa machine. « On pourrait me l'amener démontée pièce par pièce, affirme Daniel, soupirant d'aise, je me la remonterais. » Elle nous envoie son souffle chaud dans les reins. Il sait ce qu'elle a dans le ventre. Il se sent proche d'elle. Au fond, il l'aime, même si elle broie quelquefois une perdrix. Nous avançons vers un grand chêne, seul arbre des mamelons asséchés.
Juillet n'est-il pas le mois qui chante l'amour, les plages de sable fin, les baisers de minuit ? « Le soleil, pour moi, explique Daniel, c'est le boulot. Et les plages, des entassements de mouches. »
A LA MAISON
Nous replongeons dans l'accident de terrain. Je m'accroche au toit. Ma langue a dû épaissir. L'orge battu expulse ses merveilleux petits débris de paille qui font tant pour le tourisme vert, ces barbes coupantes qui, autrefois, donnaient une gueule de mineur au moissonneur en lui déchirant bras et poumons. Avec les cabines à peu près climatisées, l'homme des moissons avale moins d'orge. La campagne évolue. Bref, un moissonneur prend-il des vacances ?
« Oui, grommelle Daniel, entre céréales et tournesol. À la maison. Il y a toujours de quoi s'occuper entre le bout de jardin et un peu de gibier pour la société de chasse. Sinon, je vais passer cinq jours à côté de Larrau, chez un copain de régiment, pour le sanglier. Il me faut un fusil, un chien, un bois. »
La machine part en marche arrière. Ma langue fait un bruit de galet. Daniel parle de l'orage qui rend le grain bouffi, des jachères honteuses pour la paysannerie, des pentes où il aurait pu laisser la peau. La machine s'arrête. Devant nous, face au talus, la dernière ligne droite de la dernière moisson.
On y va pleine lame. Daniel baisse la tête. Le moissonneur n'a pas encore mal. Il ne veut pas savoir. C'est l'été.

26 avril 1996: Bras-de-fer victorieux
EAU ET ASSAINISSEMENT
Raymond Soucaret au Sénat, et Daniel Soulage à l'Assemblée, ont obtenu gain de cause : les syndicats des eaux pourront aider les communes à financer sur le budget de l'eau, l'assainissement des bourgs.
Un bras-de-fer de quatre ans entre les responsables de la fédération départementale de l'eau et les parlementaires lot-et-garonnais d'une part, et l'administration de l'État, vient de s'achever par la victoire conjointe du sénateur Raymond Soucaret et
du député Daniel Soulage. Au terme de débats parlementaires florentins, ils ont obtenu la légalisation du système de
financement de l'assainissement des bourgs ruraux mis au point dans le département, mais en contradiction avec la loi.
Un amendement « Soucaret-Soulage » » au code des collectivités territoriales glissé dans un débat parlementaire sur « diverses dispositions d'ordre économique et financier » autorise désormais les groupements de communes que sont les syndicats intercommunaux d'adduction d'eau potable et d'assainissement, à équilibrer le budget de l'assainissement en puisant
dans le budget de l'eau.
Le prélèvement de 0,50 francs à1 francs sur le m3 consommé, inventé ici et destiné à aider les communes à réaliser leur
tout-à-l'égoût et leurs stations d'épuration, est ainsi régularisé.
Et avec lui les budgets des syndicats et de la fédération départementale de l'eau que la préfecture comme la cour des comptes dénonçaient régulièrement ces dernières années, au nom de l'obligation légale de séparer totalement les budgets de l'eau et de l'assainissement.
Raymond Soucaret et Daniel Soulage ont annoncé la victoire hier, à la fédération départementale de l'eau, en compagnie de
son directeur Michel Salles. Avec des mines de triomphe romain et des anecdotes parlementaires dignes de la quatrième république : on y devine que la convivialité de table, les amitiés de couloir et les vertus gasconnes y ont été au moins aussi importantes que l'affirmation des principes...
« C'est un succès et un acquis non seulement pour le département, mais aussi pour toutes les communes rurales de moins de 3 000 habitants de France » assure Raymond Soucaret. « Sans celà, alors que la loi comme les nécessités de l'environnement font obligation aux communes de réaliser l'assainissement des bourgs, on allait droit vers le blocage » a souligné le maire de Francescas. « Si on suit la règle comptable générale qui veut que seuls les abonnés assainis financent
l'assainissement, on arrive par exemple à Sainte-Colombe-en-Brulhois à un surcoût de 320 à 25 francs le m3 sur la facture d'eau. C'est impensable. Avec la cagnotte que nous avons contituée grâce au prélèvement, la hausse est de 2 francs
à 5 francs. Ça ne coûte rien à l'État » explique Raymond Soucaret.
Daniel Soulage appuie : «L'environnement est un tout, l'assainissement et la qualité des eaux sont une seule et même chose. Jusqu'ici les communes de moins de 3 000 habitants avaient le droit de compenser le budget de l'assainissement par le
budget général. Mais pas les syndicats intercommunaux. C'était une pénalisation de l'intercommunalité.
Et des départements comme le Lot-et-Garonne qui ont mis en commun depuis longtemps leur eau potable, et ont voulu faire de même avec l'assainissement ». Il ne reste plus aux syndicats des eaux et aux communes qu'à engager leurs programmes. C'est désormais plus facile.

13 novembre 1997: Les vingt-cinq ans de Sansan
MICHEL MONTEIL
GRANDES CULTURES
Le négociant basé à Nérac a investi cette année dans un nouveau bâtiment et dans un séchoir. Cet automne, il est cofondateur de la nouvelle société Négo-GINAC.
Un nouveau site de réception des céréales, un nouveau séchoir. Les établissements Sansan n'ont pas perdu de temps cette année qui est également celle de leur vingt-cinquième anniversaire. Pour les bougies, il faudra attendre juin prochain. Mais cette entreprise familiale de négoce, dont le siège est à Nérac, entend bien commémorer son quart de siècle d'implantation en Lotet-Garonne et Gers.
Il n'est pas rare de croiser le fondateur, Jean Sansan, dans les locaux néracais de la route de Condom discutant avec ses enfants, Alain, Josie et Corinne aujourd'hui à la tête de l'entreprise. La petite société, née en 1972 dans le sous-sol de la maison familiale de Calignac par le représentant de produits phytosanitaires désireux de se mettre à son compte, est devenue une PME employant dix sept salariés et réalisant un chiffre d'affaires de 70 millions de francs.
Les établissements Sansan sont présents à Nérac (le siège social, des silos, un sèchoir et un magasin); à Montagnac-sur-Auvignon où vient d'être édifié, avec l'aide de la région Aquitaine (165 000 francs) un bâtiment de réception des grains, de distribution des engrais en vrac et un magasin de détail; enfin à Francescas avec un bâtiment de stockage, un magasin et une installation de sèchage qui a été doublée cet automne (avec là aussi une aide régionale de 138 000 francs). Un autre site de réception est en projet.
La société s'est développée sur le métier traditionnel de collecte des céréales (300 000 quintaux sur le sud du Lot-et-Garonne et le nord du Gers) et de distribution de semences (Cargill, Novartis, Advanta, Francemaïs...), d'engrais, de produits phytosanitaires pour les céréales et le maraîchage, de plastiques, etc. Elle entend se différencier des coopératives « par le service, la présence »; « ici, on discute avec l'exploitant agricole de chef d'entreprise à chef d'entreprise », dit Alain Sansan qui aime à raconter que tout agriculteur peut pousser la porte de son bureau et venir le rencontrer «
sans rendez-vous ».
CANARDS GRAS D'APRÉS-PAC
« On est là pour que l'agriculteur puisse choisir son fournisseur », dit-il à propos du négoce, secteur atomisé qui compte 1 200 entreprises en France avec 3 000 sites d'exploitation (15 000 emplois), mais qui représente plus de la moitié de la collecte lot-et-garonnaise.
De plus, Alain Sansan note avec satisfaction l'intérêt grandissant des organismes techniques agricoles (AGPM, Cetiom,
ITCF) qui confient volontiers des expérimentations. Les établissements Sansan travaillent ainsi sur l'étude des maladies des céréales à paille et la culture du maïs en coteaux. Pour la troisième année, ils sont associés à des essais sur le lin à usage non textile.
Petits et dispersés sur le territoire, les négociants ont par ailleurs trouvé intérêt à se rapprocher entre entreprises ayant la même vision de l'agro-fourniture. Ainsi vient de naitre, le 1er septembre, Négo-GINAC issu de la fusion de Négo-Quercy et du GINAC (groupement inter-négoce activités en commun).
Négo-GINAC, dont le siège est à Cahors, est une société co-détenue par quatorze négociants du Sud-Ouest dont Sansan, Garry (Seyches), Giovannini (Lafox) et Coueque (Agen) en Lot-et-Garonne, Bouyssou en Dordogne. Négo-GINAC n'est pas un groupement d'achat mais un lieu d'échanges d'information sur l'approvisionnement, la gestion informatique, les xprimentations. Par exemple, les techniciens des quatorze négociants se retrouveront avec le Cetiom (centre technique des oléagineux) lundi prochain dans le Fumélois pour une journée d'information sur le colza.
Comme toutes les entreprises du secteur, Sansan a reçu de plein fouet la réforme de la PAC de 1992. Baisse du prix des céréales et des surfaces ont fait reculer son chiffre d'affaires de plus de 25 %. La société a choisi de compenser cette baisse en devenant concessionnaire Purina dans l'alimentation animale.
Un nouveau métier qui a ouvert à Sansan le domaine de l'élevage et du gavage des canards. « On fait ça avec sérieux », insiste Alain Sansan : pas question de mettre en place des canetons dont la vente ne serait pas préalablement assurée par les deux conserveurs gersois et les abattoirs de Mirande et Aignan avec lesquels Sansan collabore. Aujourd'hui, les palmipèdes représentent 70 % de l'activité en alimentation animale.
L'avenir, Alain Sansan le voit dans une agriculture plus adulte. « On va vers des exploitations de plus en plus importantes avec des gens de plus en plus compétents », estime-t-il. Ce qui, selon lui, entrainera des relations de plus en plus « dans la transparence » entre agriculteurs et négociants.

 

 

 

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